L’humoriste et autrice Elena Nagapetyan, âgée de 38 ans, a officiellement déposé plainte pour viol contre le metteur en scène Julien Mairesse, selon BFM - Faits Divers. Les faits reprochés, qui remontent à juin 2025, ont conduit à la mise en examen de Julien Mairesse en septembre dernier. Elena Nagapetyan a choisi de rendre publics ces accusations dans un entretien accordé ce vendredi 19 juin au Parisien, mettant fin à un silence qu’elle explique par des raisons personnelles et professionnelles.
Ce qu'il faut retenir
- Plainte déposée en juin 2025 : Elena Nagapetyan a officiellement porté plainte pour viol contre Julien Mairesse, des faits qu’elle situe en juin 2025 à Biarritz.
- Mise en examen en septembre 2024 : Julien Mairesse, mis en examen pour ces faits, est un metteur en scène renommé ayant collaboré avec des artistes comme Soprano, PLK ou Dadju.
- Prise de parole publique : L’humoriste a choisi de s’exprimer un an après les faits, expliquant avoir craint une exploitation médiatique de son image professionnelle et personnelle.
- Version des faits détaillée : Elena Nagapetyan décrit une soirée ayant mené à un rapport non consenti, malgré ses refus verbaux et ses tentatives de se dégager.
- Réaction de la défense : L’avocat de Julien Mairesse, Me Thierry Marembert, conteste « catégoriquement » les accusations portées par l’humoriste.
Une plainte déposée un an après les faits
Elena Nagapetyan a attendu juin 2026 pour rendre publics les faits qu’elle reproche à Julien Mairesse. Selon ses explications, ce délai s’explique par des raisons à la fois professionnelles et personnelles. « Au moment des faits, j’allais commencer une tournée des Zéniths et publier un livre », a-t-elle déclaré au Parisien. Elle ajoute avoir craint que ces accusations ne soient perçues comme une stratégie pour promouvoir ses projets artistiques. « Je ne voulais pas que les gens m’accusent de vouloir remplir mes salles ou vendre mon bouquin », précise-t-elle.
Par ailleurs, l’humoriste évoque aussi des raisons morales : « Je n’étais pas prête à gérer une tempête médiatique en plus de ma vie de famille et de mon activité d’artiste ». Aujourd’hui, elle assume sa prise de parole, affirmant ne plus vouloir se taire dans un contexte où les violences sexuelles et sexistes font régulièrement l’objet de révélations publiques.
Récit détaillé des faits reprochés
Elena Nagapetyan a livré une description précise des circonstances entourant les faits qu’elle dénonce. Elle explique avoir passé la soirée du 13 au 14 juin 2025 à Biarritz avec Julien Mairesse et plusieurs membres de son équipe de production, à la suite d’une représentation de sa tournée. Selon son récit, l’acte sexuel aurait eu lieu alors qu’elle avait exprimé son refus à plusieurs reprises. « J’ai essayé de me débattre, mais il a persisté », raconte-t-elle. Lorsqu’elle a tenté d’appeler son fiancé, Julien Mairesse aurait quitté la pièce, la laissant seule dans un état d’épuisement.
Le lendemain matin, c’est l’humoriste Kallagan qui la retrouve. Ce dernier confirme auprès du Parisien « l’état de sidération » dans lequel se trouvait Elena Nagapetyan. La plainte a été déposée le 18 juin 2025, déclenchant une procédure judiciaire que l’humoriste qualifie de « longue, éprouvante et vraiment désagréable ». « Mais je me dis que je ne peux pas laisser passer ça et que je dois me protéger », ajoute-t-elle.
La défense de Julien Mairesse : un déni catégorique
Contacté par le Parisien, Me Thierry Marembert, avocat de Julien Mairesse, a réagi aux accusations en ces termes : « Mon client conteste catégoriquement les faits dont Madame Nagapetyan l’accuse ». Aucune autre précision n’a été communiquée pour l’instant concernant la stratégie de défense adoptée.
Julien Mairesse, reconnu dans l’industrie musicale pour ses collaborations avec des artistes majeurs comme Soprano, PLK, Dadju ou encore Les Flammes, voit ainsi son nom associé à une affaire judiciaire qui pourrait avoir des répercussions sur sa carrière. À ce stade, la présomption d’innocence reste de mise, conformément aux principes juridiques français.
Reste à voir comment cette affaire évoluera et quelles en seront les conséquences, tant sur le plan judiciaire que médiatique. Une chose est sûre : l’affaire a déjà relancé le débat sur la parole des victimes et les mécanismes de protection dans un secteur où les rapports de pouvoir peuvent peser lourdement.
L’humoriste a expliqué au Parisien avoir craint une exploitation médiatique de son image professionnelle et personnelle. Elle craignait que ses accusations ne soient perçues comme une stratégie pour promouvoir ses projets artistiques, alors qu’elle s’apprêtait à lancer une tournée et à publier un livre. Elle a également évoqué des raisons morales, n’étant pas prête à affronter une tempête médiatique en plus de sa vie privée.