Alors que les débats sur la peine de mort resurgissent dans plusieurs pays, le président français Emmanuel Macron a pris position de manière ferme lors du Congrès mondial contre la peine de mort, organisé à Paris. Selon BFM - Politique, le chef de l’État a rappelé avec force que « La peine de mort n’a jamais rendu une société plus sûre », tout en soulignant les risques persistants de régression dans les discussions internationales.

Ce qu'il faut retenir

  • Emmanuel Macron a rappelé que « La peine de mort n’a jamais rendu une société plus sûre » lors de son discours au Congrès mondial contre la peine de mort.
  • Il a également déclaré que « Quand je vois les débats dans nos pays, je considère que rien n’est acquis », mettant en garde contre les risques de retour de cette pratique.
  • Le président a réaffirmé son opposition à la peine de mort lors d’un événement international dédié à son abolition.

Un discours ferme face aux remises en question

Dans un contexte où certains pays réintroduisent ou maintiennent la peine capitale, Emmanuel Macron a choisi de marquer sa position lors d’un rassemblement dédié à l’abolition. Selon BFM - Politique, il a rappelé que « rien n’est acquis » en matière de droits humains, soulignant que les débats actuels dans plusieurs nations laissent craindre un retour en arrière. Son intervention s’inscrit dans une dynamique internationale où des États comme les États-Unis ou certains pays asiatiques continuent d’appliquer cette peine, malgré les critiques des organisations de défense des droits de l’homme.

Le Congrès mondial contre la peine de mort, qui s’est tenu à Paris, a réuni des représentants de la société civile, des diplomates et des militants. Emmanuel Macron y a défendu une vision universaliste des droits humains, rappelant que la France, abolitionniste depuis 1981, reste un pays pionnier dans ce domaine. « La peine de mort est une violation des droits fondamentaux, et nous devons continuer à nous battre contre cette pratique », a-t-il précisé.

L’abolition, un combat toujours d’actualité

Bien que la peine de mort soit officiellement abolie dans 144 pays, son abolition n’est pas universelle. Certains États, comme le Japon ou les États-Unis, l’appliquent encore, tandis que d’autres, comme l’Inde ou l’Indonésie, l’ont récemment réintroduite ou élargie. Emmanuel Macron a pointé du doigt ces reculs, affirmant que « chaque vie sauvée compte » et que l’abolition doit rester une priorité pour la communauté internationale. Selon BFM - Politique, il a également rappelé que la France, à travers son action diplomatique, continue de soutenir les initiatives visant à éradiquer cette pratique.

Le discours du président français intervient alors que l’Union européenne et l’ONU multiplient les appels à l’abolition mondiale. En 2023, l’Assemblée générale des Nations unies avait adopté une résolution réaffirmant son opposition à la peine de mort, mais celle-ci reste appliquée dans des pays représentant près de 60 % de la population mondiale. « Nous ne devons pas baisser la garde », a insisté Emmanuel Macron, soulignant que le combat pour l’abolition est un combat de longue haleine.

« Quand je vois les débats dans nos pays, je considère que rien n’est acquis. La peine de mort n’a jamais rendu une société plus sûre. »
— Emmanuel Macron, lors du Congrès mondial contre la peine de mort

La France, un modèle dans la lutte contre la peine de mort

La France, qui a aboli la peine de mort en 1981 sous la présidence de François Mitterrand, reste un pays de référence en matière de droits humains. Emmanuel Macron a rappelé que ce combat est indissociable des valeurs républicaines, fondées sur le respect de la dignité humaine. Selon BFM - Politique, il a également évoqué le rôle de la France dans la promotion de l’abolition au niveau international, notamment à travers son aide aux pays souhaitant abandonner cette pratique.

Pour autant, le président a reconnu que le chemin vers une abolition universelle est semé d’embûches. Les résistances politiques et culturelles, ainsi que les arguments sécuritaires avancés par certains gouvernements, rendent le combat complexe. « Nous devons être patients, mais déterminés », a-t-il conclu, insistant sur la nécessité de poursuivre les efforts diplomatiques et de sensibilisation.

Et maintenant ?

Le discours d’Emmanuel Macron pourrait relancer les débats en France et en Europe sur la peine de mort, alors que certains partis politiques, notamment à l’extrême droite, remettent en question l’abolition. Une proposition de loi ou une initiative diplomatique pourrait émerger dans les mois à venir pour renforcer la position française. Par ailleurs, le Congrès mondial contre la peine de mort devrait donner lieu à une déclaration commune, prévue pour la fin de la semaine. Reste à voir si cette mobilisation internationale aura un impact concret sur les pays encore réticents.

Le combat pour l’abolition de la peine de mort reste un enjeu majeur des droits humains au XXIe siècle. Si des progrès ont été réalisés, les reculs observés dans certains pays rappellent que la vigilance est de mise. La France, à travers son engagement historique, pourrait jouer un rôle clé dans les prochaines années pour faire avancer cette cause.