Alors que le taux de chômage progresse dans la majorité des bassins d’emploi en France à la fin de l’année 2025, certains territoires de l’Ouest et d’autres régions affichent une résistance remarquable face à cette tendance. C’est ce que révèle l’Insee dans son dernier rapport publié ce mois-ci, selon Ouest France.

Cette hausse généralisée du chômage, documentée par l’institut statistique, contraste avec la stabilité observée dans quelques zones spécifiques. Une poignée de départements et de métropoles parviennent à limiter l’impact de ce contexte économique dégradé, posant la question des facteurs locaux expliquant cette singularité. Tour d’horizon des territoires où l’emploi résiste.

Ce qu'il faut retenir

  • Parmi les 400 bassins d’emploi analysés par l’Insee, seule une minorité (une dizaine) affiche une stabilité ou une baisse du chômage à la fin 2025.
  • Les territoires concernés se concentrent principalement dans l’Ouest de la France, mais aussi dans le Sud-Est et le Grand Est.
  • Les zones rurales et certaines métropoles comme Rennes ou Nantes figurent parmi les exceptions notables.
  • Le taux de chômage moyen en France a atteint 7,8 % fin 2025, en hausse de 0,3 point par rapport à fin 2024.
  • Dans les bassins résistants, le taux reste souvent inférieur à la moyenne nationale, parfois jusqu’à 1 point en dessous.

L’Ouest, bastion de résistance face à la hausse du chômage

Plusieurs territoires de l’Ouest français se distinguent par leur capacité à limiter la progression du chômage. Parmi eux, la Métropole de Rennes, où le taux est resté stable à 6,1 %, selon les données de l’Insee. Cette performance s’explique en partie par une économie locale diversifiée, portée par les secteurs des technologies et des services.

À Nantes, le chômage a même légèrement reculé, passant de 6,5 % à 6,3 % entre fin 2024 et fin 2025. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de croissance soutenue des emplois dans l’industrie et la logistique, deux piliers historiques de l’économie locale. « Ces résultats reflètent la résilience de notre écosystème économique », a déclaré le président de la métropole, qui souligne l’importance des investissements dans l’innovation et la formation professionnelle.

Des exceptions dans le Sud-Est et le Grand Est

Au-delà de l’Ouest, d’autres régions affichent des signes de résistance. Dans le Sud-Est, la métropole d’Aix-Marseille-Provence présente un taux de chômage stable à 9,2 %, inférieur à la moyenne régionale. Cette stabilité s’explique en partie par la vitalité des secteurs aéronautique et médical, portés par des grands groupes et des start-up innovantes.

Dans le Grand Est, la communauté d’agglomération de Colmar affiche un taux de chômage de 6,7 %, soit près d’1 point de moins que la moyenne nationale. Cette performance est attribuée à la spécialisation locale dans les industries agroalimentaires et pharmaceutiques, ainsi qu’à une politique active de soutien aux entreprises. « Notre territoire mise sur l’attractivité économique et la qualité de vie pour attirer de nouveaux investisseurs », a expliqué un responsable local.

Quels sont les facteurs de cette résistance ?

Plusieurs éléments permettent d’expliquer la singularité de ces territoires. D’abord, une diversification économique est souvent citée comme un facteur clé. Les bassins résistants abritent généralement un mix d’industries traditionnelles et de secteurs innovants, limitant leur dépendance à un seul domaine.

Ensuite, la présence d’un tissu de PME et d’entreprises locales dynamiques joue un rôle majeur. Ces structures, moins sensibles aux chocs économiques que les grands groupes, contribuent à stabiliser l’emploi. Enfin, les politiques publiques locales, comme les aides à l’embauche ou les formations ciblées, semblent porter leurs fruits dans ces zones.

Et maintenant ?

Si ces territoires offrent une lueur d’espoir dans un contexte économique tendu, leur capacité à maintenir cette résistance dépendra de plusieurs facteurs dans les mois à venir. Les prochaines publications de l’Insee, attendues pour l’été 2026, permettront d’évaluer si cette tendance se confirme. Par ailleurs, l’évolution des politiques publiques, notamment en matière de transition écologique et de numérique, pourrait influencer durablement le marché du travail.

Reste à voir si ces exceptions locales parviendront à inspirer d’autres territoires, ou si leur succès restera cantonné à des niches économiques et géographiques.

Une question se pose alors : cette résistance ponctuelle annonce-t-elle une inversion durable de la courbe du chômage, ou n’est-elle que le reflet de dynamiques locales temporaires ? Seul l’avenir, et les prochaines données de l’Insee, permettront d’y répondre.

Plusieurs facteurs expliquent cette résistance : une diversification économique marquée, un tissu de PME locales dynamiques, et des politiques publiques ciblées en faveur de l’emploi. Ces territoires bénéficient également souvent d’une attractivité économique et d’une qualité de vie qui attirent de nouveaux investisseurs.