Le camp présidentiel est une nouvelle fois pointé du doigt pour son image, cette fois à travers une photographie officielle jugée trop masculine. Selon Le Figaro, une photo de Gabriel Attal et de son équipe publiée dans les colonnes du Point ce 16 avril 2026 a suscité des remous au sein du parti Renaissance. L’image, qui met en scène le Premier ministre et ses proches collaborateurs, ne compterait en effet aucune femme, ce qui a été interprété comme un manque flagrant de représentation féminine au plus haut niveau de l’exécutif.
Ce qu'il faut retenir
- Une photo officielle de Gabriel Attal et de son équipe, publiée dans Le Point le 16 avril 2026, a été critiquée pour son absence totale de femmes, selon Le Figaro.
- Cette image intervient dans un contexte où Renaissance est déjà sous le feu des projecteurs pour ses choix en matière de parité, notamment après les déclarations de plusieurs élus sur la place des femmes dans le parti.
- Gabriel Attal a rappelé, mercredi 17 avril au Sénat, qu’il n’était « pas candidat à l’élection présidentielle », tout en soulignant son engagement sur le dossier du travail, comme en témoigne sa décision d’autoriser les fleuristes et boulangers à ouvrir le 1er mai 2026.
- Serge Papin, ministre délégué aux TPE-PME, a exprimé son soutien à Sébastien Lecornu, estimant que sa méthode pourrait être précieuse en vue de 2027, malgré les ambitions affichées par Édouard Philippe et Gabriel Attal.
- Un sondage Ipsos-BVA pour La Tribune Dimanche, publié le 13 avril 2026, place Jordan Bardella en tête avec 34 % des Français satisfaits à l’idée de le voir accéder à l’Élysée, devant Édouard Philippe (26 %) et Gabriel Attal.
Une polémique qui dépasse le cadre d’une simple image
La publication de cette photo intervient à un moment où Renaissance est sous surveillance accrue concernant sa politique de parité. Dans une interview accordée au Point et relayée par Le Figaro, Gabriel Attal a confirmé son engagement politique, tout en réitérant qu’il ne briguerait pas l’Élysée en 2027. Pourtant, cette absence de femmes dans l’image officielle ne manque pas de faire réagir, alors que le parti s’était engagé à promouvoir une meilleure représentation des femmes en politique.
La critique ne vient pas seulement de l’opposition. Plusieurs élus de Renaissance ont eux-mêmes souligné, ces dernières semaines, le manque de femmes dans les instances dirigeantes du parti. La question « Où sont les femmes ? » avait déjà été posée publiquement, rappelant que le parti présidentiel, malgré ses promesses, peine à incarner une réelle parité dans ses instances de décision.
Sébastien Lecornu et l’ombre des ambitions présidentielles
Alors que Gabriel Attal et Édouard Philippe sont régulièrement cités comme favoris pour succéder à Emmanuel Macron en 2027, Sébastien Lecornu, actuel Premier ministre, semble vouloir jouer la carte de la discrétion. Lors des questions au gouvernement au Sénat, mercredi 17 avril, il a une nouvelle fois rappelé : « Je ne suis pas candidat à l’élection présidentielle. » Une déclaration qui contraste avec les ambitions affichées par ses collègues.
Pourtant, certains de ses ministres lui témoignent un soutien sans équivoque. C’est le cas de Serge Papin, ministre délégué aux TPE-PME et ancien PDG de Système U, qui a confié à Le Figaro apprécier la méthode de travail de Lecornu. Il a notamment salué sa gestion pragmatique du dossier du travail, illustrée par la décision d’autoriser les fleuristes et boulangers à ouvrir le 1er mai 2026. Une mesure qui, selon lui, démontre un sens du compromis utile pour l’avenir du pays.
« Je ne suis pas candidat à l’élection présidentielle », a rappelé Sébastien Lecornu lors de la séance de questions au gouvernement au Sénat, mercredi 17 avril 2026.
Un contexte politique marqué par les ambitions et les sondages
Le paysage politique français reste marqué par une forte concurrence entre les figures du camp présidentiel. Un sondage Ipsos-BVA pour La Tribune Dimanche, publié le 13 avril 2026, donne Jordan Bardella (Rassemblement National) en tête avec 34 % des Français satisfaits à l’idée de le voir accéder à l’Élysée. Édouard Philippe, président du parti Horizons, obtient 26 % d’intentions de vote, tandis que Gabriel Attal, malgré sa récente exposition médiatique, n’apparaît pas dans ce classement.
Ce résultat illustre la difficulté pour le camp présidentiel à s’imposer comme une alternative crédible face à l’extrême droite. Pour Renaissance, la question de la parité et de la représentation des femmes au sein du parti devient ainsi un enjeu stratégique, alors que les prochaines échéances électorales se profilent.
De son côté, Sébastien Lecornu continue de se positionner comme un acteur clé de la stabilité gouvernementale, tout en évitant soigneusement de s’engager dans une course à la présidentielle. Reste à savoir si cette stratégie lui permettra de conserver son influence dans les mois à venir, alors que les tensions internes au camp présidentiel risquent de s’intensifier.
La photo, publiée dans Le Point le 16 avril 2026, a été critiquée car elle ne comptait aucune femme parmi les collaborateurs de Gabriel Attal. Dans un contexte où Renaissance est déjà pointé du doigt pour son manque de parité, cette image a été perçue comme une illustration de l’absence de représentation féminine au plus haut niveau du parti présidentiel.
Sébastien Lecornu a clairement indiqué, mercredi 17 avril 2026 au Sénat, qu’il n’était « pas candidat à l’élection présidentielle ». Il a réaffirmé son engagement à « faire avancer le pays pendant un an », tout en saluant le sens du compromis dont il fait preuve dans la gestion des dossiers, comme celui du 1er mai.
