Depuis le début du conflit en 2015 dans l’est de l’Ukraine, la guerre ne frappe pas seulement les populations civiles. D’après Ouest France, les écosystèmes et la faune sauvage subissent aussi les conséquences des bombardements, des drones et des destructions d’infrastructures militaires. Parmi les victimes invisibles, les oiseaux occupent une place particulière. À Dnipro, ville stratégique située à proximité du front, Veronica Konkova, biologiste de formation, s’est improvisée soigneuse pour recueillir et soigner ces animaux blessés. Hiboux amputés, rapaces traumatisés, cigognes privées de nids : autant de cas qui illustrent l’impact méconnu des combats sur la biodiversité.
Ce qu'il faut retenir
- Depuis 2015, la guerre en Ukraine cause des dommages collatéraux à la faune sauvage, notamment aux oiseaux.
- À Dnipro, Veronica Konkova, biologiste, soigne des oiseaux blessés par les combats.
- Les animaux pris en charge incluent des hiboux, rapaces et cigognes affectés par les bombardements et la destruction des habitats.
- Cette initiative met en lumière l’impact environnemental d’un conflit qui dure depuis plus de dix ans.
Une biologiste devenue soigneuse par nécessité
Veronica Konkova n’avait pas prévu de devenir la gardienne des oiseaux de guerre. Comme elle l’explique à Ouest France, tout a commencé par une rencontre fortuite avec un hibou blessé près de sa ville, Dnipro. « J’ai réalisé que personne ne s’occupait de ces animaux », a-t-elle déclaré. Depuis, elle a transformé son quotidien en une mission de sauvetage. Chaque jour, elle recueille des oiseaux touchés par des éclats d’obus, des chutes de drones ou la destruction de leurs nids. Certains, trop gravement atteints, ne survivront pas. D’autres, comme ces cigognes dont les nids ont été détruits par les combats, sont soignés avant d’être relâchés dans des zones moins exposées.
Les oiseaux, victimes collatérales d’un conflit sans fin
Le conflit ukrainien, qui s’étire depuis plus d’une décennie, a profondément modifié les paysages naturels de l’est du pays. Selon les experts cités par Ouest France, les bombardements répétés et l’utilisation massive de drones ont perturbé les écosystèmes locaux. Les oiseaux, souvent sensibles aux perturbations de leur habitat, en paient le prix fort. Les rapaces, par exemple, voient leurs territoires de chasse réduits, tandis que les cigognes, emblèmes de l’Ukraine, peinent à trouver des zones sûres pour nicher. « On ne parle jamais assez de ces victimes », souligne Veronica Konkova. « Elles font partie du patrimoine naturel, et leur survie est menacée ».
Des soins improvisés mais indispensables
Dans son petit centre de soins improvisé à Dnipro, Veronica Konkova travaille avec des moyens limités. Les médicaments, les cages et même la nourriture manquent souvent. Pourtant, elle parvient à sauver une partie des animaux qui lui sont confiés. Les oiseaux sont soignés pour des fractures, des brûlures ou des traumatismes liés au bruit des explosions. Certains, comme les hiboux, nécessitent des prothèses pour remplacer des membres amputés. D’autres, trop faibles, sont placés en quarantaine avant d’être relâchés dans des réserves naturelles éloignées des zones de combat. « Chaque vie sauvée est une victoire », confie-t-elle.
Si ce combat pour la biodiversité en Ukraine vous touche, sachez que des initiatives locales cherchent des bénévoles et des dons pour soutenir ces actions. Renseignez-vous auprès des associations de protection animale en Ukraine ou en Europe.
D’après Ouest France, elle prend en charge des hiboux, rapaces (comme les buses ou les faucons) et des cigognes. Ces espèces sont particulièrement vulnérables aux bombardements, aux drones et à la destruction de leurs habitats.