Dans un contexte où les réseaux sociaux sont de plus en plus scrutés pour leur rôle dans la diffusion d'informations et de contenus illicites, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris contre le réseau libertin Wyylde, selon Le Figaro. Cette enquête fait suite à des accusations d'utilisation de la plateforme dans une affaire de viols collectifs filmés impliquant dix-neuf hommes mis en examen.

Ce qu'il faut retenir

  • Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire contre le réseau social libertin Wyylde.
  • Les accusations portent sur l'utilisation de la plateforme dans une affaire de viols collectifs filmés.
  • Dix-neuf hommes sont mis en examen dans cette affaire.
  • Six victimes ont été identifiées, dont cinq se sont constituées parties civiles.
  • Le principal mis en cause a utilisé Wyylde pour recruter des hommes qui ont violé collectivement plusieurs de ses compagnes.

Contexte de l'affaire

L'affaire a débuté en 2023 lorsqu'une des victimes a déposé plainte contre son ex-conjoint, dénonçant des viols collectifs commis par son compagnon et des hommes qu'il invitait, selon le parquet. D'autres compagnes successives ont déclaré avoir subi la même chose. Le parquet de Bordeaux a indiqué que des dizaines de vidéos ont été retrouvées au domicile de l'ex-conjoint, montrant des viols collectifs filmés et accompagnés d'«actes de barbarie».

Wyylde, qui a lancé dernièrement une campagne de publicité dans le métro parisien, est à la fois une plateforme de rencontres et un réseau social pour adultes, spécialisé dans la pratique du libertinage. La plateforme est exploitée par la société Koala Interactive, basée à Levallois-Perret, et revendique 7 millions d'utilisateurs inscrits et 700.000 visiteurs par jour.

Enquête et conséquences

L'enquête concernant Wyylde a été confiée à la section de recherches de Paris. Le parquet de Paris a détaillé que l'enquête est ouverte des chefs de «fourniture d'une plateforme en ligne pour permettre une transaction illicite en bande organisée, de complicité de diffusion de l'enregistrement d'images relatives à la commission d'une atteinte volontaire à l'intégrité de la personne, d'abstention volontaire d'empêcher un crime ou un délit contre l'intégrité d'une personne et de participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit puni de dix ans d'emprisonnement».

Le principal mis en cause, Christophe B., a utilisé Wyylde pour recruter des hommes qui ont violé collectivement plusieurs de ses compagnes, comme le rapporte Le Monde. Le parquet de Bordeaux a évoqué «des hurlements de douleur» dans les vidéos retrouvées, ainsi que des lieux où ont été commis les faits, tels que le domicile du principal mis en cause, des clubs libertins de la métropole bordelaise et des endroits sur la voie publique à Bordeaux.

Et maintenant ?

L'enquête se poursuit, et il est probable que de nouvelles révélations soient faites dans les prochaines semaines. Les autorités françaises devraient prendre des mesures pour mieux réguler les plateformes de rencontres en ligne et protéger les utilisateurs contre de tels abus. La société Koala Interactive, qui exploite Wyylde, devrait également prendre des mesures pour empêcher que sa plateforme soit utilisée à des fins illicites.

Il est essentiel de suivre de près cette affaire pour voir comment les autorités et les entreprises concernées répondent à ces graves accusations et pour garantir que de telles atrocités ne se reproduisent pas.