Le député du groupe Ensemble pour la République, Eric Woerth, a décidé de quitter l'Assemblée nationale après plus de vingt ans en poste, selon nos confrères de Le Monde. Cette décision intervient alors qu'il a été missionné par le gouvernement pour proposer une réforme de la gouvernance du PMU et qu'il est candidat à la présidence de cette institution.
Eric Woerth, qui a été élu député pour la première fois il y a plus de vingt ans, a expliqué que son mandat de député tombe automatiquement car il a dépassé les six mois de mission. Il sera remplacé par sa suppléante, Véronique Ludmann, qui le remplacera dans le groupe des députés Renaissance. « Je serai plus utile au PMU (...) plutôt qu'être un député perdu dans une non-majorité », a-t-il affirmé à l'AFP.
Ce qu'il faut retenir
- Eric Woerth quitte l'Assemblée nationale après plus de vingt ans en poste.
- Il est candidat à la présidence du PMU.
- Il a été missionné par le gouvernement pour proposer une réforme de la gouvernance du PMU.
- Il sera remplacé par sa suppléante, Véronique Ludmann.
Le contexte de sa décision
Eric Woerth a été nommé ministre de l'aménagement du territoire, de la décentralisation et du logement dans le premier gouvernement de Lecornu, qui n'a duré que quelques heures. Ancien membre de LR, M. Woerth a été ministre des comptes publics, de la fonction publique puis du travail sous Nicolas Sarkozy. Il a été relaxé dans l'affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.
À l'Assemblée, il a été au cœur du processus législatif, en tant que président de l'importante commission des finances, y compris pendant la période du Covid, « presque surréaliste », où il s'agissait de « tenir l'économie ». Il convient que le Palais Bourbon, où il a « beaucoup d'amis », lui manquera.
Les enjeux de sa candidature
Sa nomination en tant que président du PMU devra encore être avalisée par son Assemblée générale, peut-être « dans les dix ou quinze jours qui viennent », selon lui. Ayant été ministre il y a moins de trois ans, des vérifications doivent également être effectuées par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
Eric Woerth a dénoncé notamment les « débats violents » et le sentiment d'« impuissance politique » lié à « l'émiettement » des groupes politiques. Mais « c'est un départ du Parlement, pas un départ de la vie politique », précise-t-il. « Je vais continuer à essayer d'aider celui ou celle qui voudra vraiment être président de la République », assure M. Woerth, sans vouloir donner d'indication sur une préférence entre les actuels « quatre ou cinq candidats pour la droite et le centre », tous des personnalités « éminentes ».
En conclusion, la décision d'Eric Woerth de quitter l'Assemblée nationale pour se présenter à la présidence du PMU est un événement important qui pourrait avoir des conséquences significatives pour la politique française. Il est à voir comment cette candidature sera accueillie et quelles seront les prochaines étapes pour ce politicien expérimenté.
Le PMU (Pari Mutuel Urbain) est une institution française qui gère les paris hippiques et les jeux de hasard. Il joue un rôle important dans la vie politique française en tant que principal financeur de l'industrie du cheval et en contribuant aux finances publiques.
