« On ne cherche pas le combat » dans le détroit d'Ormuz, a assuré ce mardi 5 mai 2026 le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, lors d'une déclaration à la presse. Selon BMF - International, il a précisé que les États-Unis souhaitent avant tout « stabiliser la situation pour que le commerce puisse reprendre » dans cette voie maritime stratégique, tout en rappelant que Washington était « prêt à faire feu pour protéger ses navires ».
Ce qu'il faut retenir
- Six navires ont tenté de forcer le blocus dans le détroit d'Ormuz avant de rebrousser chemin, a indiqué Pete Hegseth.
- Les États-Unis se disent prêts à « faire feu » pour protéger leur flotte commerciale, selon le secrétaire à la Défense.
- Washington souhaite « stabiliser la situation » pour permettre la reprise du commerce maritime.
- Le détroit d'Ormuz reste un point de tension majeur entre les États-Unis et l'Iran, dans un contexte de conflit régional.
- Donald Trump a estimé que le conflit pourrait se prolonger « deux à trois semaines » supplémentaires.
Une posture américaine entre fermeté et volonté de désescalade
Interrogé sur la stratégie américaine dans le détroit d'Ormuz, Pete Hegseth a insisté sur la volonté de Washington d'éviter une escalade militaire. « Nous ne cherchons pas le combat, mais nous sommes prêts à réagir si nos intérêts ou nos navires sont menacés », a-t-il déclaré. Selon BMF - International, il a également souligné que les États-Unis « volent au secours du monde » en garantissant la sécurité des routes maritimes, dans un contexte où les tensions avec l'Iran s'intensifient.
Le secrétaire à la Défense a par ailleurs confirmé que six navires avaient tenté de franchir le blocus imposé par Téhéran dans le détroit d'Ormuz avant de faire demi-tour, sans préciser leur nationalité. « Cela montre que la communauté internationale est consciente des risques encourus », a-t-il ajouté, tout en rappelant que la présence militaire américaine dans la région était renforcée pour dissuader toute attaque.
Un rappel à la fermeté face aux menaces iraniennes
Alors que les tensions persistent au Moyen-Orient, Pete Hegseth a tenu à rappeler que les États-Unis disposaient des moyens nécessaires pour protéger leurs intérêts. « Nous sommes prêts à faire feu si nécessaire pour assurer la sécurité de nos navires et de notre personnel », a-t-il martelé. Cette déclaration intervient après plusieurs incidents impliquant des pétroliers dans la région, dont un bloqué depuis le 28 février dans le détroit d'Ormuz.
Dans un contexte où l'Iran multiplie les pressions sur les routes maritimes, Washington semble adopter une double stratégie : afficher une volonté de dialogue tout en maintenant une posture de dissuasion forte. Selon BMF - International, Pete Hegseth a également évoqué la nécessité de « stabiliser la situation pour que le commerce puisse reprendre », une priorité pour les États-Unis, fortement dépendants des approvisionnements en énergie en provenance du Golfe.
Un conflit qui pourrait s'éterniser, selon Donald Trump
De son côté, l'ancien président américain Donald Trump, toujours influent sur la scène politique, a estimé que le conflit en cours pourrait « se prolonger encore deux à trois semaines ». Lors d'une prise de parole publique, il a évoqué la nécessité de « tenir bon » face à l'Iran, tout en critiquant la gestion de la crise par l'administration actuelle. « Ce conflit n'est pas près de se terminer, mais nous devons être fermes », a-t-il déclaré.
Ces propos interviennent alors que la diplomatie internationale tente de désamorcer les tensions. Le chef de la diplomatie iranienne s'est rendu mardi en Chine pour des discussions, tandis qu'Emmanuel Macron a annoncé qu'il s'entretiendrait avec le président iranien pour tenter d'éviter une escalade. « Toute escalade est une faute qui nourrit la guerre », a rappelé le président français, alors que les Émirats arabes unis envisagent une riposte après des frappes iraniennes sur leur territoire.
La situation reste donc extrêmement volatile, avec un équilibre fragile entre volonté de désescalade et risque d'affrontement. Pour l'instant, Washington mise sur la dissuasion, mais la prudence reste de mise dans une région où une étincelle pourrait enflammer l'ensemble du Moyen-Orient.
Le détroit d'Ormuz est une voie maritime essentielle, par laquelle transite près de 30 % du pétrole mondial. Son contrôle est donc un enjeu géopolitique majeur, notamment pour les États-Unis et l'Iran, qui s'affrontent indirectement depuis des années.