Washington, États-Unis – Le gouvernement de Donald Trump franchit une étape historique en matière de politique drugstores fédérale. Le ministre américain de la Justice a annoncé, ce jeudi 23 avril 2026, le reclassement du cannabis dans la catégorie 3, selon Ouest France. Cette décision place désormais la substance au même niveau que des médicaments comme la codéine, reconnus pour leur risque de dépendance modéré à faible. Une avancée qui devrait faciliter son usage médical et ouvrir la voie à une dépénalisation plus large au niveau fédéral.
Ce qu'il faut retenir
- Le cannabis est reclassé en catégorie 3, soit un risque de dépendance modéré à faible, comme certains antidouleurs ou antitussifs.
- Cette décision, prise par le ministre de la Justice, doit encore être approuvée par le Bureau des Nations unies pour la lutte contre la drogue et le crime (ONUDC).
- Le reclassement simplifiera l’usage médical du cannabis, réduisant les contraintes administratives pour les médecins et les patients.
- Une dépénalisation plus large au niveau fédéral pourrait en découler, bien que les détails restent à préciser.
- Cette annonce intervient dans un contexte de pression croissante des États américains et de l’opinion publique en faveur d’une réforme.
Une décision sous surveillance internationale
Le reclassement du cannabis en catégorie 3, annoncé par le ministre de la Justice, marque un tournant dans la politique américaine sur les substances contrôlées. Cette catégorie inclut des produits comme le paracétamol ou la codéine, utilisés couramment en médecine malgré leurs effets secondaires potentiels. « Cette décision reflète une évolution majeure dans notre approche de la réglementation des substances psychoactives », a déclaré le ministre dans un communiqué.
Cependant, cette annonce n’est pas encore définitive. Avant d’entrer en vigueur, le reclassement doit être validé par l’ONUDC, qui supervise l’application de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961. Une formalité technique, selon plusieurs observateurs, mais qui pourrait retarder l’application de la mesure de quelques mois. « Nous travaillons en étroite collaboration avec nos partenaires internationaux pour garantir que cette décision s’inscrive dans le cadre légal existant », a précisé le ministre.
Quels impacts concrets pour les patients et les médecins ?
Dès que la mesure sera effective, les médecins américains pourront prescrire du cannabis thérapeutique avec moins de restrictions. Aujourd’hui, son usage médical est encadré par la loi fédérale sous la catégorie 1, qui regroupe les substances jugées sans utilité médicale reconnue et à haut risque de dépendance. Le passage en catégorie 3 permettra aux États de légaliser son usage médical sans craindre des poursuites fédérales.
Pour les patients, cela signifie un accès simplifié aux traitements à base de cannabis, notamment pour des pathologies comme l’épilepsie, les douleurs chroniques ou les effets secondaires de la chimiothérapie. « Les cliniques et les pharmacies pourront distribuer ces produits sans risque juridique accru », a souligné un porte-parole de l’American Medical Association. Quelque 38 États américains autorisent déjà l’usage médical du cannabis, mais cette décision fédérale unifiera les règles à l’échelle du pays.
Vers une dépénalisation fédérale ?
Si le reclassement en catégorie 3 ouvre la voie à une meilleure reconnaissance de l’usage médical, il pourrait aussi préparer le terrain pour une dépénalisation plus large. Depuis des années, des États comme la Californie, le Colorado ou New York ont légalisé le cannabis récréatif, créant une fracture avec la loi fédérale. Le gouvernement Trump pourrait désormais engager des discussions pour adapter la législation à cette réalité.
Cependant, les détails de cette future dépénalisation restent flous. Certains observateurs estiment que le Congrès pourrait être saisi du dossier dès la rentrée parlementaire de septembre 2026. Une commission bipartisane travaille déjà sur un projet de loi, qui pourrait aboutir d’ici la fin de l’année. « Il ne s’agit pas d’une légalisation totale, mais d’un premier pas vers une approche plus pragmatique », a tempéré un conseiller de la Maison-Blanche.
Cette annonce s’inscrit dans un mouvement plus large, observé en Europe et en Amérique latine, où plusieurs pays assouplissent leur politique sur le cannabis. Reste à voir si les États-Unis, longtemps réticents, deviendront un modèle en la matière.
Le cannabis était classé en catégorie 1 car les autorités fédérales américaines le considéraient comme une substance sans utilité médicale reconnue et à haut risque de dépendance. Cette catégorie inclut des drogues comme l’héroïne ou le LSD. Le reclassement en catégorie 3, annoncé le 23 avril 2026, reconnaît désormais son potentiel thérapeutique et un risque de dépendance modéré à faible.