La création d'entreprise est un moment critique pour les entrepreneurs, notamment lorsqu'il s'agit de choisir le statut de leur entreprise. Selon Capital, les EURL (Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) et les SASU (Société par actions simplifiée unipersonnelle) sont les deux options les plus populaires, mais comment choisir la bonne rémunération sans se tirer une balle dans le pied ?

Ce qu'il faut retenir

  • Le choix entre EURL et SASU dépend de la situation personnelle et des objectifs de vie.
  • Les EURL sont plus soumises aux cotisations sociales que les SASU.
  • Les SASU permettent une rémunération plus flexible, mais sont plus chères en termes de droits d'enregistrement.

Les règles de rémunération en EURL

En EURL, le gérant relève du régime des travailleurs non salariés (TNS). Sa rémunération de gérance n'est pas versée sous forme de bulletin de paie, mais reste soumise aux cotisations sociales TNS, dont le taux moyen tourne autour de 32 %.

Les cotisations sont déductibles du résultat de l'entreprise, ce qui réduit l'impôt sur les sociétés. Le gérant peut également souscrire des contrats Madelin pour compléter sa protection sociale, eux aussi déductibles du revenu professionnel.

Les règles de rémunération en SASU

En SASU, le président est assimilé salarié et dispose de deux leviers de rémunération : le salaire et les dividendes.

Le salaire est calculé comme pour un salarié classique, avec des cotisations patronales représentant environ 42 à 45 % du super brut, et des cotisations salariales environ 22 % du brut.

Les dividendes en SASU

Les dividendes sont votés en assemblée générale et sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (flat tax) de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026.

Les dividendes ne créent aucun droit chômage, retraite ou autre, et les prélèvements sociaux ne sont pas déductibles du résultat de la société.

Et maintenant ?

Il est recommandé de comparer les options EURL et SASU en fonction de la situation personnelle et des objectifs de vie. Les créateurs d'entreprise devraient également prendre en compte les cotisations sociales et les droits d'enregistrement avant de faire leur choix.

En résumé, le choix entre EURL et SASU dépend de la situation personnelle et des objectifs de vie. Les EURL sont plus soumises aux cotisations sociales que les SASU, mais offrent une rémunération plus flexible. Les SASU permettent une rémunération plus flexible, mais sont plus chères en termes de droits d'enregistrement.