Partir s’installer à l’étranger représente toujours un bouleversement, surtout lorsque la famille s’agrandit. Selon Courrier International, l’expérience de deux familles américaines expatriées en Europe illustre les difficultés spécifiques liées à la vie avec de jeunes enfants en terre étrangère.
Comme le rapporte Courrier International, Geoffrey et Sarah, un couple américain ayant vécu cinq ans en Irlande avant d’accueillir un enfant, ont choisi de s’établir en Allemagne pour offrir à leur fils un cadre plus adapté à son éducation. « Lorsque nous attendions notre enfant, nous avons décidé que vivre sur un bateau en mer d’Irlande n’était peut-être pas le meilleur endroit pour avoir un tout-petit qui court partout », explique Geoffrey à CNN, cité par le média français.
Ce qu'il faut retenir
- L’adaptation des enfants à leur nouvel environnement peut prendre plusieurs mois, voire plus longtemps que prévu par les parents, même pour des très jeunes enfants.
- La barrière linguistique constitue le principal obstacle, tant pour les enfants que pour les parents, notamment dans les interactions quotidiennes et scolaires.
- Le système éducatif local peut différer significativement de celui du pays d’origine, posant des défis en matière de communication et d’intégration.
- Malgré les difficultés, certaines familles soulignent des avantages concrets : meilleure qualité de vie, coût de l’éducation réduit, ou encore une culture du travail plus équilibrée.
Une installation motivée par l’espoir d’un meilleur cadre de vie
Geoffrey et Sarah ont opté pour l’Allemagne après avoir évalué les besoins de leur enfant, alors âgé de trois ans. Bien que le couple maîtrise l’allemand et se sente bien accueilli à Vieux-Brisach, dans le Bade-Wurtemberg, l’adaptation de leur fils a été plus longue que prévu. « Notre fils rencontrait des difficultés », raconte Sarah. « Il n’était tout simplement pas heureux. »
Après cinq mois d’ajustement, l’enfant semble désormais épanoui, mais ses parents s’interrogent sur son avenir scolaire. Le système éducatif allemand, très différent de celui des États-Unis, les inquiète, notamment en matière de communication avec les enseignants. « Sarah s’inquiète parfois de ne pas pouvoir communiquer clairement avec les professeurs de leur fils, car elle ne maîtrise pas aussi bien la langue que son mari », précise le site cité par Courrier International.
L’espagnol et la barrière de la langue pour une autre famille américaine
Izabela Oquendo, une Américaine installée à Alicante, en Espagne, avec ses deux enfants de 4 et 6 ans, a également fait face à des défis similaires. Motivée par l’envie d’offrir à sa famille une immersion linguistique et culturelle, elle a rapidement constaté que la maîtrise de l’espagnol posait problème. « La barrière linguistique constitue la principale difficulté, pour les parents comme pour les enfants », souligne-t-elle auprès de Business Insider, cité par Courrier International.
Sa fille, pourtant « très sociable », a eu du mal à se faire des amis, faute de pouvoir communiquer spontanément. « Elle ne peut pas simplement aller leur parler », explique Izabela Oquendo. Du côté de la mère, les difficultés persistent dans le suivi scolaire : « J’ai du mal à comprendre ce qui se passe à l’école, que ce soit lors de conversations orales ou sur les groupes WhatsApp de parents. J’ai du mal à suivre et à savoir ce qui se passe, quand, les journées à thème, les consignes de l’école. Bref, les trucs habituels des mamans. »
Les avantages qui compensent les obstacles
Malgré ces difficultés, Izabela Oquendo reconnaît que la vie en Europe présente des atouts majeurs pour sa famille. « D’une part, elle ne s’inquiète plus des fusillades à l’école », précise-t-elle. « D’autre part, le coût de la vie est moindre et la culture du travail différente. Cela lui permet d’avoir des journées moins longues et de passer plus de temps avec ses enfants sans avoir besoin de cumuler trois emplois. »
Son témoignage rejoint celui d’autres familles expatriées qui soulignent un meilleur équilibre vie professionnelle-vie familiale, ainsi qu’un environnement plus sécurisé pour leurs enfants. Ces éléments, bien que moins médiatisés, jouent un rôle clé dans la décision de s’installer durablement à l’étranger.
L’enjeu reste donc double : concilier les attentes des parents et les besoins des enfants, tout en s’adaptant aux réalités du pays d’accueil. Une question persiste : comment faciliter l’intégration des jeunes expatriés dans des systèmes éducatifs aussi variés que ceux de l’Allemagne ou de l’Espagne ?
Les enfants expatriés se heurtent souvent à la difficulté de communiquer spontanément dans la langue locale, ce qui peut freiner leur intégration sociale et scolaire. Par exemple, comme le rapporte Courrier International, une enfant de quatre ans installée en Espagne a eu du mal à se faire des amis faute de pouvoir échanger librement. Les parents, quant à eux, rencontrent des difficultés à suivre les échanges scolaires, notamment sur les plateformes numériques comme les groupes WhatsApp.