Pour la première fois depuis 1991, les géants du sumo foulent à nouveau un dohyō en France. Ce samedi 13 juin 2026, l’Accor Arena de Paris accueille un tournoi historique, attendu depuis plus de trois décennies par les passionnés. L’événement, organisé sous l’égide de la Fédération japonaise de sumo, attire un public nombreux et varié, mêlant néophytes et aficionados. Selon RMC Sport, qui couvre l’événement en direct, l’ambiance dans la salle est à la fois respectueuse et électrique, reflétant l’aura unique de ce sport traditionnel japonais.
Ce qu'il faut retenir
- Un tournoi de sumo organisé à l’Accor Arena de Paris le 13 juin 2026, soit 35 ans après la dernière édition française.
- Une affluence record dans une salle où se mêlent passionnés, novices et spectateurs venus de toute l’Europe.
- Une victoire de Kotozakura (1m89, 178 kg) lors de la première journée, symbolisant la puissance et la technique des rikishis.
- Une atmosphère particulière, entre ferveur discrète et fascination pour un sport à mi-chemin entre tradition et spectacle sportif.
- Des spectateurs émus, certains originaires du Japon, découvrant pour la première fois un tournoi en présentiel.
Un événement attendu depuis des décennies
Trente-cinq ans. C’est le temps écoulé depuis le dernier tournoi de sumo organisé en France, à Paris en 1991. Pour les amateurs, l’attente a été longue, et l’engouement est palpable. « C’est un peu comme une comète qui passe. On a l’impression d’être privilégiés, on en profite », confie Laurent, un passionné rencontré par RMC Sport, qui a découvert le sumo lors d’un voyage à Tokyo il y a un an. Faute de pouvoir traverser l’océan à chaque basho (tournoi), il suivait les compétitions en ligne. Ce samedi, il n’a pas manqué l’occasion de vivre l’événement en direct.
Clémence, venue de Lille, incarne cette ferveur. Tout a commencé pour elle il y a un an, lorsqu’une vidéo YouTube lui a fait découvrir les joies du sumo. Depuis, elle suit les compétitions officielles avec son compagnon, connaît les noms des rikishis par cœur et s’est même créée un t-shirt à l’effigie de ses combattants préférés. Quand l’annonce du tournoi parisien est tombée, sa décision a été immédiate : « Je n’ai pas hésité. J’ai tout de suite foncé », raconte-t-elle, encore émue par l’ambiance du dohyō.
Une salle en émoi devant l’aura des lutteurs
L’Accor Arena est presque comble pour cette première journée. Dans les gradins, une même stupéfaction se lit sur les visages. Les corps colossaux des rikishis impressionnent, comme en témoignent les réactions des spectateurs. « On se sent tout petit à côté d’eux », sourit Clémence, assise à quelques rangs seulement du dohyō. « Je tremble un peu. J’ai une chance phénoménale d’être là ». Maxime et son cousin, venus par curiosité, partagent cette impression : « Ces mecs sont des bêtes, franchement. De vrais athlètes de haut niveau », lancent-ils, verre à la main et vêtus de tenues japonaises traditionnelles.
Xavier, originaire de Bretagne, abonde dans ce sens : « Le sumo, c’est l’exemple même de la puissance et du travail ». Même les Japonais installés en France découvrent pour certains l’événement en présentiel pour la première fois. Tomo, natif de Tokyo vivant à Paris, souligne la fidélité du décor : « Quand je vois la décoration au-dessus du dohyō, c’est exactement la même qu’au Japon ». Jessica, en larmes en voyant entrer ses champions – Wakamotoharu, Onosato, Kirishima –, résume l’émotion ambiante : « Je suis hyper fan de sumo. C’est exactement ce que j’ai vu à la télé depuis toutes ces années. C’est comme si j’étais là-bas ».
Une ambiance unique, entre respect et ferveur
Le sumo ne ressemble à aucune autre enceinte sportive. Pas de chants de supporters tonitruants, pas de vuvuzelas, mais une euphorie contenue, respectueuse, qui épouse parfaitement l’esprit de ce sport. Félix, venu d’Allemagne spécialement pour l’occasion, a organisé sa semaine parisienne autour de l’événement. Amoureux du Japon et de ses traditions, il salue l’atmosphère de l’Accor Arena : « Il y a une ferveur discrète, mais bien réelle. Ici à Bercy, on sent une ambiance qui nous pousse à encourager les sumos comme si on vivait l’événement avec eux ». Xavier, adepte des sports de combat, confirme : « C’est comme si on les voyait à la télé, mais en mieux. C’est vraiment beaucoup de bonheur ».
Un premier jour sous le signe de la puissance
La première journée de compétition a vu la victoire de Kotozakura, un lutteur mesurant 1m89 pour 178 kg. Son nom s’ajoute à la liste des champions déjà connus des fans, mais c’est la première fois que Paris peut les admirer en direct. Le public, qu’il soit novice ou aguerri, s’est laissé porter par cette discipline à mi-chemin entre démonstration traditionnelle et sport de combat. « Le sumo, c’est bien plus qu’un sport. C’est une philosophie, une culture », résume un spectateur.
Dans les travées de l’Accor Arena, l’espoir est palpable : et si cette édition parisienne n’était pas la dernière avant trente-cinq ans ? « J’espère que la prochaine fois ne prendra pas aussi longtemps », glisse un père de famille venu avec ses enfants. Un vœu partagé par beaucoup, alors que les organisateurs n’ont pas encore annoncé de date pour un éventuel retour.
Ce tournoi parisien marque ainsi un tournant pour le sumo en Europe, où les aficionados espèrent désormais ne plus attendre des décennies pour revivre une telle expérience. Une chose est sûre : l’Accor Arena a, ce 13 juin 2026, écrit une nouvelle page de l’histoire du sumo en France.
Le sumo est avant tout un sport de combat traditionnel japonais, dont les origines remontent à plus de 1 500 ans. Cependant, il est aussi considéré comme une discipline culturelle, avec des rituels stricts et une forte dimension spirituelle. Il est à la fois un spectacle sportif et une célébration de la culture nippone, mêlant force physique et respect des traditions.