La Scuderia Ferrari, écurie emblématique de la Formule 1, continue de faire face à un paradoxe entre ses succès récents en endurance et l’engouement inégalé pour sa discipline fétiche, comme le rapporte Le Figaro. Lors de la reprise du championnat du monde aux 6 Heures d’Imola, le 18 avril 2026, l’écurie a vu ses équipes d’endurance célébrer leur titre mondial acquis l’an passé. Pourtant, la passion des tifosi reste majoritairement tournée vers la F1, malgré les efforts pour diversifier l’intérêt.
Ce qu'il faut retenir
- Ferrari a remporté le titre mondial d’endurance en 2025, un succès historique pour l’écurie.
- Les fans de F1 restent majoritairement attachés à la discipline reine, malgré les performances en endurance.
- Le patron de Ferrari, Frédéric Vasseur, et le président du groupe Fiat, John Elkann, ont marqué leur présence à Imola pour saluer les équipes.
- Des centaines de supporters, dont une famille avec des enfants, espéraient apercevoir les dirigeants sans succès.
- L’endurance peine à rivaliser avec l’aura de la Formule 1, même après un titre mondial.
Sur l’autodrome d’Imola, sous un soleil déjà ardent, une foule de supporters en tenue rouge — casquettes et t-shirts floqués du Cavallino Rampante — patientait dans l’allée traversant le paddock. Parmi eux, Giulio, sa femme et leurs trois enfants, tous arborant fièrement les couleurs de Ferrari. Leur objectif ? Obtenir un selfie avec Frédéric Vasseur, le patron de la Scuderia, venu saluer l’équipe d’endurance championne du monde. « C’est pas grave, ça aurait été le bonus de la journée », a glissé le père de famille, résigné mais toujours aussi enthousiaste.
Quelques heures plus tôt, c’est John Elkann, président du groupe Fiat et de Ferrari, ainsi que petit-fils du légendaire Giovanni Agnelli, qui avait fait le déplacement pour encourager les pilotes. Un symbole fort, tant Elkann incarne l’héritage familial de l’écurie italienne. Pourtant, malgré ces marques de soutien, l’endurance peine à capter l’attention des supporters, bien plus captivés par les performances en F1.
Cet attachement quasi viscéral à la Formule 1 n’est pas un phénomène récent. Depuis plusieurs saisons, l’écurie de Maranello voit son titre mondial en endurance, remporté en 2025, passer presque inaperçu auprès du grand public. Les tifosi, ces fans inconditionnels, restent majoritairement tournés vers les circuits de F1, où Ferrari, malgré des saisons en demi-teinte, conserve une place centrale dans le cœur des amateurs de sport automobile.
Pourtant, l’endurance offre à Ferrari une vitrine mondiale et une diversification stratégique. Les 6 Heures d’Imola, étape du championnat du monde, sont l’occasion de rappeler que l’écurie excelle aussi au-delà des Grands Prix. Mais les chiffres parlent d’eux-mêmes : la F1 génère une couverture médiatique et une passion collective bien supérieures à celles de l’endurance, malgré ses succès récents.
Dans les travées du circuit, l’ambiance reste festive, portée par une communauté de supporters toujours aussi engagée. Les drapeaux du cheval cabré flottent partout, et les discussions tournent majoritairement autour des performances de Charles Leclerc ou Carlos Sainz en F1. L’endurance, bien que source de fierté interne, peine à s’imposer comme une alternative crédible dans l’imaginaire collectif des fans.
« Rien n’égalera jamais la Formule 1 », a souligné un spectateur sous le coup de l’émotion, résumant ainsi l’attachement viscéral des tifosi pour la discipline reine. Pour autant, le titre mondial en endurance en 2025 a permis à Ferrari de renouer avec une victoire longtemps attendue, même si son impact médiatique reste limité.
Ce contraste entre les deux disciplines est d’autant plus marqué que l’endurance attire traditionnellement un public différent, plus technique et moins spectaculaire aux yeux des néophytes. Pourtant, les performances des pilotes comme Antonio Fuoco ou Miguel Molina en endurance ont de quoi séduire, sans pour autant faire basculer l’opinion publique en leur faveur.
En attendant, le débat persiste : l’endurance peut-elle un jour rivaliser avec l’aura de la Formule 1 aux yeux des tifosi ? Pour l’heure, la réponse semble toujours pencher en faveur de la discipline reine.
La Formule 1 bénéficie d’une couverture médiatique et d’un spectacle inégalés, avec des Grands Prix hebdomadaires et une exposition mondiale. L’endurance, bien que prestigieuse, reste une discipline plus technique et moins médiatisée, avec des épreuves longues et moins spectaculaires aux yeux du grand public, malgré ses performances techniques et stratégiques.
