Selon Libération, le troisième jour du Festival d’Avignon a été marqué par une double dynamique : d’un côté, les prétendants à la présidence de la République se sont invités dans la programmation du Off, tandis que de l’autre, le metteur en scène coréen Jaha Koo a confirmé son statut de révélation avec un spectacle aussi original qu’engagé. Un 6 juillet 2026 qui a ainsi mêlé actualité politique et création artistique, dans la cité des papes.
Ce qu'il faut retenir
- Plusieurs candidats à l’élection présidentielle 2027 étaient présents dans la programmation du Off d’Avignon, confirmant l’importance symbolique de ce festival pour les responsables politiques.
- Le metteur en scène Jaha Koo, originaire de Corée du Sud, a présenté un spectacle centré sur son « rice cooker » (cuiseur de riz), devenu personnage à part entière.
- Le Festival d’Avignon, qui se déroule jusqu’au 26 juillet 2026, reste un terrain de jeu pour les arts de la scène et les débats d’idées.
Le Off d’Avignon, un passage obligé pour les présidentiables
Côté politique, la troisième journée du festival a confirmé la tendance observée depuis le début : le Off d’Avignon est devenu un espace de visibilité pour les figures de l’opposition. Selon Libération, plusieurs candidats déclarés ou pressentis pour l’élection présidentielle de 2027 ont choisi de s’exprimer dans ce cadre, loin des discours institutionnels. Parmi eux, on retrouve des noms déjà familiers du paysage médiatique, qui y voient une occasion de toucher un public différent, plus jeune et engagé dans les arts.
Cette présence n’est pas anodine : elle s’inscrit dans une stratégie de communication qui mise sur l’authenticité et la proximité. Les débats, lectures et performances organisés dans le Off permettent aux personnalités politiques de se fondre dans un environnement où l’art et la contestation se mêlent naturellement. Une manière, pour elles, de capter l’attention sans passer par les canaux traditionnels, souvent perçus comme trop formatés.
Jaha Koo et son « rice cooker » : l’art au service d’un discours engagé
Parallèlement, le festival a mis à l’honneur Jaha Koo, metteur en scène sud-coréen dont le travail interroge les dérives technologiques et la perte d’humanité dans un monde de plus en plus connecté. Son spectacle, présenté le 6 juillet, repose sur une idée aussi simple qu’efficace : donner la parole à un objet du quotidien, en l’occurrence un cuiseur de riz. À travers une performance à la fois drôle et percutante, il transforme cet appareil en porte-parole d’une critique sociale, économique et écologique.
Comme il l’a expliqué lors d’une interview à Libération : «
Mon cuiseur de riz, c’est comme un miroir de nos sociétés. Il cuit, il chauffe, il transforme… mais il ne parle pas. Moi, je lui donne une voix. »Une démarche qui a séduit le public avignonnais, habitué aux propositions audacieuses mais toujours en quête de sens. Jaha Koo, déjà primé dans plusieurs festivals internationaux, confirme ainsi son statut d’artiste à suivre, dont les créations bousculent les codes tout en restant accessibles.
Avignon, un festival où politique et art se rencontrent
Ce troisième jour du festival illustre une fois de plus la singularité d’Avignon : un lieu où les frontières entre spectacle vivant, débat d’idées et engagement politique s’estompent. Le Off, avec ses centaines de spectacles disséminés dans toute la ville, reste le cœur battant de cette édition 2026. Il attire chaque année des artistes et des personnalités en quête de visibilité, mais aussi un public varié, avide de découvertes.
Pour les candidats à l’Élysée, cette immersion dans l’univers du Off est aussi une manière de montrer leur attachement aux valeurs de la culture et de la liberté d’expression. Un pari risqué, peut-être, mais qui peut s’avérer payant en termes d’image. De leur côté, les artistes comme Jaha Koo profitent de cette vitrine pour diffuser leurs messages, sans filtre et sans compromis. Autant dire que, cette année encore, Avignon joue pleinement son rôle de laboratoire des idées et des arts.
Alors que le festival approche de sa moitié, une question se pose : cette alliance entre politique et art résistera-t-elle à l’épreuve du temps, ou restera-t-elle une parenthèse propre à cette édition ?
Selon Libération, plusieurs personnalités ont fait le déplacement, mais leurs noms n’ont pas été officiellement communiqués. On sait en revanche que des figures de l’opposition, déjà identifiées dans les sondages, ont choisi de s’exprimer dans ce cadre. Leur présence devrait être confirmée dans les prochains jours, notamment lors d’interviews ou de débats organisés dans le Off.