Sur le circuit Paul-Ricard du Castellet, dans le Var, ce week-end des 9 et 10 mai 2026, le pilote français Isack Hadjar, membre de l’écurie Red Bull, a partagé son analyse des évolutions réglementaires annoncées par la Formule 1. Ces changements visent à rééquilibrer la puissance entre les composantes thermiques et électriques des moteurs hybrides, une orientation que le jeune pilote a saluée sans réserve.
Ce qu'il faut retenir
- Isack Hadjar, pilote Red Bull, s’est exprimé sur les évolutions des moteurs hybrides en Formule 1 lors de son passage au circuit Paul-Ricard.
- Ces nouvelles mesures, applicables dès la saison prochaine, favorisent un retour partiel de la puissance thermique au détriment de l’électrique.
- Le pilote juge ces changements positifs et estime qu’ils « ne peuvent qu’aller dans le bon sens ».
- Le circuit du Castellet accueille, les 9 et 10 mai, une manche du championnat de France F4, où Hadjar était présent pour des essais.
Des moteurs hybrides en pleine mutation
Depuis plusieurs saisons, la Formule 1 mise sur l’hybridation pour réduire son empreinte carbone tout en maintenant des performances élevées. Pourtant, certains acteurs du paddock, comme Isack Hadjar, pointaient du doigt un déséquilibre croissant entre les parts thermique et électrique. Les nouvelles directives, dévoilées par la FIA et validées par les équipes, prévoient une augmentation progressive de la puissance thermique à partir de 2027.
« Ces ajustements sont nécessaires pour donner plus de sens à la compétition », a souligné Hadjar, présent au Castellet pour une session d’essais en Formula Regional European Championship (FRECA). Selon lui, cette réorientation permettra de revenir à une philosophie plus traditionnelle, où la maîtrise du moteur thermique retrouvera une place centrale.
Un pilote engagé dans la transition technique
Âgé de 20 ans, Isack Hadjar évolue au sein de la prestigieuse écurie Red Bull Racing, où il occupe le rôle de pilote de développement. Son avis sur les évolutions réglementaires prend donc une dimension particulière, d’autant qu’il a connu les moteurs hybrides dès ses débuts en monoplace. Pour lui, ces changements ne sont pas seulement techniques, mais aussi symboliques.
« On sent que la FIA veut conserver l’ADN de la F1, avec un moteur qui reste reconnaissable », a-t-il expliqué. Il a également rappelé que cette transition doit s’accompagner d’une réflexion sur la durabilité des composants, un enjeu désormais incontournable pour le sport automobile.
Le circuit Paul-Ricard, témoin des essais avant les décisions
Le choix du circuit du Castellet pour cette prise de parole n’est pas anodin. Long de 5,842 km, ce tracé est réputé pour ses virages variés et ses longues lignes droites, idéales pour tester les performances des moteurs. Hadjar y participait à une séance d’essais en FRECA, une discipline qui sert souvent de tremplin vers les catégories supérieures.
« C’est un endroit parfait pour évaluer les réactions du bloc thermique, surtout avec les changements à venir », a-t-il précisé. Le Var, avec son climat méditerranéen, offre aussi des conditions optimales pour ce type de tests, où la chaleur peut influencer le comportement des moteurs.
« Ça ne peut qu’aller dans le bon sens. On va retrouver une meilleure répartition entre le thermique et l’électrique, ce qui rendra les courses plus spectaculaires. »
Reste à voir comment les autres pilotes et écuries réagiront à ces annonces, certains ayant déjà exprimé des réserves sur l’efficacité des ajustements proposés. Une chose est sûre : la Formule 1 s’apprête à vivre une nouvelle ère technique, où l’équilibre entre innovation et tradition sera plus que jamais au cœur des débats.
La Fédération internationale de l'automobile (FIA) cherche à préserver l’identité historique de la F1, où le moteur thermique a longtemps été un symbole de performance. De plus, cette évolution répond à des critiques récurrentes sur la complexité et le coût des moteurs 100 % hybrides, jugés trop éloignés des réalités industrielles classiques.