Alors que le calendrier de la Formule 1 subit régulièrement des ajustements en fonction du contexte géopolitique, les dirigeants de la discipline viennent de lever un coin de voile sur une possible modification de la fin de saison 2026. Selon Ouest France, Stefano Domenicali, le président de la Formule 1, a évoqué ce mercredi 29 juillet la possibilité que le dernier Grand Prix de l’année ne se déroule pas à Abu Dhabi comme à l’accoutumée, mais bien en Europe. Cette annonce intervient alors que les incertitudes liées aux tensions au Moyen-Orient poussent la FIA et la F1 à réévaluer l’organisation des dernières épreuves.
Ce qu'il faut retenir
- La saison 2026 de Formule 1 pourrait se terminer en Europe et non à Abu Dhabi, comme le confirme Stefano Domenicali.
- Cette modification du calendrier s’inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
- La Malaisie avait été annoncée comme nouvelle date du calendrier lors du Grand Prix de Hongrie.
- Stefano Domenicali a évoqué cette possibilité lors d’une prise de parole en marge du Grand Prix de Hongrie.
Cette hypothèse d’un retour de la saison en Europe pour son final n’est pas anodine. Depuis plusieurs années, le Grand Prix d’Abu Dhabi occupe une place centrale dans le calendrier, clôturant traditionnellement la saison de Formule 1. Pourtant, les responsables de la discipline ont décidé d’explorer des alternatives, au regard des risques liés aux conflits régionaux. Ouest France révèle que cette piste est sérieusement envisagée par les organisateurs, sans pour autant officialiser de décision.
« La sécurité de nos pilotes, de nos équipes et de nos spectateurs reste notre priorité absolue », a déclaré Stefano Domenicali lors d’une conférence de presse organisée en marge du Grand Prix de Hongrie. « Nous devons évaluer toutes les options pour garantir le bon déroulement de la saison, y compris la possibilité de terminer le championnat en Europe si les circonstances l’exigent. » Le dirigeant a également rappelé que la FIA et la F1 travaillent en étroite collaboration avec les autorités locales pour adapter le calendrier en fonction de l’évolution de la situation.
Cette révision du calendrier intervient quelques semaines après l’ajout de la Malaisie comme nouvelle date potentielle pour la saison 2026. Lors du Grand Prix de Hongrie, la F1 et la FIA avaient en effet annoncé cette modification, évoquant une volonté de diversifier les destinations et de répondre à la demande croissante des fans en Asie du Sud-Est. Pourtant, cette option pourrait désormais être remise en question si la fin de saison devait effectivement basculer en Europe.
« Nous étudions toutes les possibilités pour garantir la tenue des courses dans les meilleures conditions. La Malaisie reste une option, mais d’autres scénarios sont sur la table, notamment un retour en Europe. »
— Stefano Domenicali, président de la Formule 1
Cette incertitude sur le lieu de clôture de la saison 2026 s’ajoute à une période déjà marquée par des remous dans le monde de la Formule 1. Entre les débats sur la durabilité des moteurs hybrides, les ajustements réglementaires et les tensions économiques, les organisateurs doivent jongler avec de nombreux défis. La question de la sécurité, en particulier, pèse désormais plus lourdement que jamais sur les décisions stratégiques.
Cette situation rappelle celle vécue en 2022, lorsque la Formule 1 avait dû adapter son calendrier en raison de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Plusieurs courses avaient alors été annulées ou remplacées en urgence. Cette fois, l’enjeu est différent : il s’agit non pas d’annuler des épreuves, mais de repenser leur ordre et leur localisation. Une gymnastique qui, si elle se confirme, pourrait redessiner la carte du sport automobile pour les années à venir.
Plusieurs options sont évoquées, dont un retour en Europe avec des circuits comme Monza en Italie ou Barcelone en Espagne. La Malaisie, initialement prévue comme nouvelle date, pourrait également accueillir une épreuve en fin d’année, mais cette piste semble moins prioritaire pour l’instant.