François Charles, directeur du département Mathématiques et applications de l’École normale supérieure (ENS), était l’invité de l’émission Tech & Co, la quotidienne sur BFM Business ce lundi 31 août 2026. Il a abordé les récentes avancées de l’intelligence artificielle dans la résolution de problèmes mathématiques considérés comme insolubles depuis plus d’un siècle, selon nos confrères de BFM Business.
Ce qu'il faut retenir
- François Charles, directeur du département Mathématiques et applications de l’ENS, a été l’invité de Tech & Co sur BFM Business le 31 août 2026.
- Il a évoqué les progrès de l’IA dans la résolution de problèmes mathématiques centenaires.
- L’émission a également couvert des sujets comme le retrait d’OpenAI de la plateforme Cursor après son rachat par SpaceX.
- D’autres thèmes abordés incluent la recommandation de l’Australie de flouter automatiquement les visages filmés par les lunettes connectées Ray-Ban Meta.
- La Corée du Sud a annoncé offrir l’accès à l’IA à l’ensemble de ses citoyens.
L’intelligence artificielle au secours des mathématiques : une révolution en marche
François Charles a souligné lors de son intervention que l’intelligence artificielle (IA) permet désormais de résoudre des problèmes mathématiques jugés insolubles depuis des décennies, voire des siècles. « Ces avancées ouvrent des perspectives inédites pour la recherche fondamentale et appliquée », a-t-il déclaré. Selon lui, ces développements pourraient accélérer les travaux en cryptographie, en physique théorique ou encore en modélisation financière. « L’IA ne se contente plus de calculer, elle commence à raisonner comme un mathématicien humain, et parfois même à le surpasser sur des cas complexes », a-t-il précisé.
Le directeur du département Mathématiques et applications de l’ENS a rappelé que ces progrès s’inscrivent dans un mouvement plus large de fusion entre mathématiques pures et technologies numériques. « Les algorithmes d’apprentissage profond, combinés à des bases de données toujours plus vastes, permettent aujourd’hui de tester des hypothèses en quelques secondes, là où un chercheur aurait autrefois mis des années », a-t-il expliqué. Ces outils pourraient, à terme, débloquer des conjectures majeures comme l’hypothèse de Riemann ou la conjecture de Poincaré.
OpenAI se retire de Cursor après le rachat par SpaceX : une décision stratégique contestée
Autre sujet abordé dans l’émission : la décision d’OpenAI de retirer ses modèles d’intelligence artificielle de la plateforme Cursor, un environnement de développement intégré (IDE) largement utilisé par les développeurs. Cette décision fait suite au rachat de Cursor par SpaceX, la société d’Elon Musk, annoncé fin août 2026. « OpenAI craint une concurrence directe avec ses propres outils, mais aussi des risques liés à l’utilisation de ses technologies dans un écosystème contrôlé par une entreprise aussi influente que SpaceX », a analysé Marion Moreau, journaliste et fondatrice d’Hors Normes Média, également invitée de l’émission.
Selon Bogdan Bodnar, journaliste à La Tribune, cette rupture pourrait avoir des répercussions sur les développeurs utilisant Cursor, notamment ceux spécialisés dans l’IA. « Certains utilisateurs risquent de se retrouver sans support officiel pour les modèles OpenAI, ce qui pourrait les pousser à migrer vers d’autres plateformes », a-t-il souligné. OpenAI n’a pas encore officiellement réagi à cette décision, mais des rumeurs évoquent une possible négociation en cours pour maintenir une collaboration partielle.
L’Australie impose le floutage automatique des visages filmés par les lunettes Ray-Ban Meta
Autre actualité technologique majeure : les autorités australiennes ont recommandé le floutage automatique des visages filmés par les lunettes connectées Ray-Ban Meta. Cette mesure, annoncée en août 2026, vise à protéger la vie privée des citoyens face aux risques de surveillance de masse. « Avec plus de 200 000 paires de lunettes connectées vendues en Australie, cette décision pourrait servir de modèle pour d’autres pays », a commenté Frédéric Simottel, journaliste à BFM Business.
Les lunettes Ray-Ban Meta, développées en partenariat avec Meta (ex-Facebook), permettent d’enregistrer des vidéos en temps réel et de les partager instantanément. Leur utilisation a suscité des débats sur la protection des données personnelles, notamment dans les lieux publics. « Le gouvernement australien a justifié cette mesure par la nécessité de préserver les droits des citoyens dans un contexte où les technologies de reconnaissance faciale se généralisent », a ajouté Simottel. Meta n’a pas encore réagi officiellement, mais des experts s’attendent à ce que l’entreprise adapte ses dispositifs pour se conformer à cette nouvelle réglementation.
La Corée du Sud mise sur l’IA pour tous ses citoyens : un projet ambitieux
Enfin, l’émission a évoqué l’initiative du gouvernement sud-coréen, qui a annoncé vouloir offrir un accès gratuit à l’intelligence artificielle à l’ensemble de ses citoyens d’ici la fin de l’année 2026. Ce projet, présenté comme une première mondiale, s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation numérique du pays. « La Corée du Sud mise sur l’IA pour booster sa compétitivité économique et améliorer la qualité des services publics », a expliqué Marion Moreau.
Selon les autorités sud-coréennes, chaque citoyen pourra bénéficier d’outils d’IA personnalisés, que ce soit pour l’éducation, la santé ou les démarches administratives. « Ce programme pourrait inclure des assistants vocaux intelligents, des systèmes de diagnostic médical assisté par IA, ou encore des plateformes éducatives adaptatives », a précisé Moreau. Ce projet s’accompagne d’un plan de formation massif des citoyens et des fonctionnaires pour faciliter l’adoption de ces technologies. « L’objectif est de réduire la fracture numérique et de préparer la société à l’ère de l’IA », a-t-elle conclu.
Ces développements illustrent une fois de plus la rapidité avec laquelle l’intelligence artificielle transforme les secteurs clés de l’économie et de la société. Entre avancées scientifiques, enjeux éthiques et stratégies nationales, le paysage technologique continue de se complexifier, obligeant les acteurs publics et privés à s’adapter en temps réel.
François Charles n’a pas cité de conjectures spécifiques lors de son intervention, mais il a évoqué des problèmes comme l’hypothèse de Riemann ou la conjecture de Poincaré, considérés comme parmi les plus difficiles en mathématiques. Ces avancées s’appuient sur des algorithmes d’apprentissage profond capables de tester des millions d’hypothèses en un temps record.
Meta n’a pas encore détaillé sa réponse, mais les experts s’attendent à ce que l’entreprise intègre un système de floutage automatique des visages dans ses futures mises à jour logicielles. Une solution technique pourrait inclure un algorithme de reconnaissance faciale permettant de masquer les identités en temps réel.