Le sélectionneur du XV de France, Fabien Galthié, a livré ses premières impressions sur la nouvelle compétition internationale de rugby, le Championnat des nations, lors d’une conférence de presse tenue ce week-end. Selon Le Figaro, il s’est dit particulièrement enthousiaste à l’idée de lancer cette épreuve inédite, qui mêle l’héritage des tournées d’été et d’automne, avec une organisation opposant les équipes du nord à celles du sud.
Ce qu'il faut retenir
- Le Championnat des nations est une compétition innovante, lancée ce samedi 7 juillet 2026, opposant les équipes du nord et du sud.
- Les Bleus affronteront les All Blacks en ouverture de ce tournoi, une rencontre marquée par l’absence de plusieurs cadres.
- Fabien Galthié met en avant la brutalité et le talent des Néo-Zélandais, tout en soulignant leur motivation à retrouver la première place mondiale.
- L’accent a été mis sur la mêlée et la conquête dans la composition de l’équipe française, en réponse aux changements d’arbitrage.
- Galthié évoque une équipe française « la meilleure du moment », malgré l’absence des finalistes du Top 14.
Une compétition inédite pour tester le potentiel français
Fabien Galthié a salué la création du Championnat des nations, une compétition qui s’inspire des tournées traditionnelles tout en innovant par son format. « C’est une formidable idée d’avoir construit cette compétition en mélangeant l’héritage des tournées d’été et d’automne, en essayant d’organiser le nord face au sud », a-t-il déclaré. Selon lui, cette formule, qui s’achèvera par six finales fin novembre à Twickenham, présente un « grand succès » potentiel. « On a la chance d’être les premiers à jouer cette compétition. Je trouve ça formidable. »
À un an de la Coupe du monde en Australie, cette compétition offre aux Bleus l’opportunité de tester un maximum de joueurs dans des conditions réelles. « Avant de parler de conquête du titre, c’est l’occasion de challenger un maximum de potentiels du rugby français », a-t-il expliqué. Galthié a rappelé les contraintes liées à la préparation estivale, où les finalistes du Top 14 sont souvent indisponibles. « On arrive avec une équipe qui n’est pas l’équipe de France, mais clairement, c’est la meilleure équipe de France du moment. »
Les All Blacks, un défi à la hauteur des ambitions
Face aux All Blacks, Galthié attend de ses joueurs qu’ils fassent preuve de résistance et de qualité technique. « Brutalité et talent. La brutalité liée à leur culture. Le talent lié à leur potentiel certain, et à leur motivation », a-t-il résumé. Les Néo-Zélandais, actuels deuxièmes au classement World Rugby, cherchent à retrouver la première place, occupée par les Springboks. « Ils ont trois titres mondiaux. Mais ils ont été dépassés par les Sud-Africains. La seule chose qui les intéresse, c’est repasser devant les Sud-Africains. »
Cette rencontre, prévue ce samedi en Nouvelle-Zélande, s’annonce comme un test crucial pour les Bleus. « Aujourd’hui, c’est la deuxième meilleure équipe au monde, à la recherche de la première place », a souligné Galthié. Les Français, qui aligneront une équipe remaniée, devront composer avec l’absence de plusieurs cadres, dont des finalistes du Top 14.
Mêlée et conquête, les priorités tactiques des Bleus
Pour aborder ce match, Fabien Galthié a choisi de mettre l’accent sur deux secteurs clés : la mêlée et la conquête. « Maintenant, 50 % des mêlées sont sifflées. Est-ce qu’elles vont être sifflées pour nous, contre nous ? En tout cas, clairement, on a décidé de mettre l’accent sur ce secteur », a-t-il indiqué. Il a également souligné l’importance des ballons portés, un domaine où les pénalités s’accumulent. « Les ballons portés, c’est le deuxième secteur le plus sanctionné. Là, on se trouve sur des taux de pénalité qui tournent autour de 40 %. »
Le sélectionneur a rappelé que sa stratégie repose sur une adaptation constante aux attentes des arbitres. « Dans la conquête, on a un autre secteur très important. Or, j’ai toujours construit la stratégie de l’équipe de France en m’alignant sur les attendus de l’arbitrage. » Cette approche vise à limiter les pénalités et à optimiser la performance collective.
Une équipe française remaniée, mais ambitieuse
Parmi les absences notables, celle de Damian Penaud, contraint de renoncer en raison d’une blessure au mollet. Le Toulousain, touché lors de la finale du Top 14, devait initialement rejoindre le groupe en Australie. Sa présence en Nouvelle-Zélande est donc compromise, ce qui force Galthié à ajuster sa composition. « Damian Penaud a beaucoup à gagner face aux All Blacks », avait-il prévenu avant l’annonce de son forfait.
Côté Bleus, la charnière Lucu-Jalibert a été retenue, tandis que Max Spring, arrière du Racing 92, fera ses débuts internationaux sur les terres de son père. À 25 ans, ce dernier s’est imposé comme un cadre du club francilien et portera le numéro 15. « Le numéro 15 du Racing 92 va honorer samedi contre la Nouvelle-Zélande sa deuxième sélection », précise Le Figaro. Galthié a également rappelé que neuf places dans le groupe initial avaient été laissées vacantes pour cette compétition.
Après ce match inaugural, les Bleus enchaîneront avec d’autres défis, toujours dans le cadre de cette compétition innovante. La suite du tournoi permettra de mesurer l’impact de cette nouvelle formule sur le rugby international. Reste à voir si cette initiative saura s’imposer durablement dans le paysage rugbystique.