Selon Top Santé, les gels et crèmes antidouleurs à destination des muscles et articulations promettent des résultats rapides, mais certains exposent à des risques insoupçonnés. Tendinites, entorses ou encore arthrose : ces produits, largement utilisés pour soulager les douleurs, méritent une attention particulière, notamment en cas d’exposition au soleil, de grossesse ou d’autres facteurs de vulnérabilité.

Ce qu'il faut retenir

  • 20 produits analysés par Top Santé, dont certains présentent des risques méconnus.
  • Les actifs contenus dans ces gels peuvent interagir avec l’exposition solaire, la grossesse ou d’autres conditions médicales.
  • Les promesses marketing de ces produits ne sont pas toujours alignées avec leur sécurité d’emploi.

Des actifs efficaces, mais pas sans danger

Les gels et crèmes antidouleur disponibles en pharmacie ou en grandes surfaces misent souvent sur des actifs comme le diclofénac, l’ibuprofène ou le piroxicam. Selon Top Santé, ces substances, bien que reconnues pour leurs propriétés anti-inflammatoires, ne sont pas dénuées de risques. Leur utilisation doit être encadrée, surtout en cas de peau lésée ou de traitement concomitant par voie orale. Les effets secondaires les plus fréquents incluent des réactions cutanées locales, comme des irritations ou des allergies, rappelle l’article.

Les experts interrogés par Top Santé soulignent également que certains produits contiennent des dérivés terpéniques, comme le menthol ou le camphre, dont l’efficacité reste limitée. « Leur action est principalement locale et temporaire, mais elles ne traitent pas la cause de la douleur », a précisé un pharmacien cité dans le comparatif.

Les pièges de l’automédication et de l’exposition solaire

Un point de vigilance majeur concerne l’utilisation de ces gels en été. Selon Top Santé, plusieurs produits perdent en efficacité sous le soleil et certains actifs, comme le kétoprofène, peuvent provoquer des réactions phototoxiques. Ces dernières se manifestent par des rougeurs, des brûlures ou des cloques sur la peau exposée. « Les patients doivent éviter de s’exposer aux UV pendant le traitement et dans les deux semaines qui suivent son arrêt », a indiqué le magazine.

La grossesse est une autre période à risque. Plusieurs crèmes antidouleur contiennent des substances contre-indiquées aux femmes enceintes, comme l’ibuprofène ou l’aspirine. Top Santé recommande de toujours consulter un professionnel de santé avant toute utilisation, même en application cutanée. « Une erreur courante consiste à penser que ces produits sont anodins parce qu’ils s’appliquent sur la peau », a expliqué une médecin interrogée par le média.

Un comparatif pour éclairer les choix des consommateurs

Pour aider les patients à y voir plus clair, Top Santé a passé au crible vingt références disponibles sur le marché. Parmi les produits testés figurent des marques connues, mais aussi des génériques moins chers. Le comparatif évalue non seulement l’efficacité des actifs, mais aussi leur tolérance et leur composition. Certains gels, bien que moins chers, contiennent des parabènes ou des parfums allergisants, ce qui peut limiter leur usage.

Les résultats montrent que seuls cinq produits obtiennent une note globale satisfaisante en termes d’équilibre entre efficacité et sécurité. Les autres sont soit trop agressifs pour la peau, soit peu efficaces. « Ce comparatif permet aux consommateurs de faire un choix éclairé, sans se fier uniquement aux promesses marketing », a conclu Top Santé.

Et maintenant ?

Les autorités sanitaires pourraient prochainement renforcer les mises en garde sur les emballages de ces produits, notamment pour les femmes enceintes et les personnes sensibles au soleil. Une révision des notices n’est pas exclue d’ici la fin de l’année, selon des sources proches de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). En attendant, les pharmacies sont invitées à rappeler les précautions d’emploi à leurs clients.

Ce comparatif rappelle une fois de plus que l’automédication, même pour des maux a priori bénins, doit être pratiquée avec prudence. Les gels et crèmes antidouleur ne font pas exception à cette règle. Pour les douleurs persistantes, un avis médical reste indispensable.

Selon Top Santé, les dérivés de l’ibuprofène, du diclofénac et du kétoprofène figurent parmi les actifs les plus à risque. Le kétoprofène, en particulier, peut provoquer des réactions phototoxiques en cas d’exposition solaire.