Le climat économique mondial reste sous tension en ce mois d’avril 2026, marqué par des tensions géopolitiques persistantes et des prévisions budgétaires alarmantes. Selon BFM Business, Geoffroy Roux de Bézieux, président du MEDEF, a souligné les risques majeurs que font peser la guerre en Iran et les recommandations du Fonds monétaire international (FMI) sur la croissance française et européenne.
Ce qu'il faut retenir
- Geoffroy Roux de Bézieux (MEDEF) met en garde contre l’impact de la guerre en Iran et des prévisions du FMI sur l’économie française.
- Le conflit en Iran perturbe les approvisionnements énergétiques et les chaînes logistiques mondiales.
- Le FMI a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour plusieurs grandes économies, dont la France.
- Les entreprises françaises, notamment celles du secteur industriel, pourraient subir des surcoûts liés à l’énergie et aux tensions commerciales.
Une conjoncture économique déjà fragilisée
Geoffroy Roux de Bézieux a rappelé, lors d’une grande interview accordée à BFM Business, que la situation économique internationale reste marquée par des incertitudes majeures. « La guerre en Iran et les tensions autour du détroit d’Ormuz continuent de peser sur les marchés énergétiques », a-t-il expliqué. Ces tensions, combinées aux prévisions du FMI, dessinent un tableau où la croissance mondiale et européenne pourrait être revue à la baisse pour 2026. Le MEDEF craint ainsi un ralentissement plus marqué que prévu pour les entreprises françaises, déjà affectées par la hausse des coûts énergétiques et les perturbations des chaînes d’approvisionnement.
Le président du MEDEF a également insisté sur le rôle des pouvoirs publics. « Les décisions politiques en matière de transition énergétique et de souveraineté industrielle seront déterminantes pour limiter les impacts négatifs », a-t-il précisé. Il a appelé à des mesures ciblées pour soutenir les secteurs les plus exposés, comme l’industrie et les transports.
Le FMI tire la sonnette d’alarme
Les craintes exprimées par Geoffroy Roux de Bézieux font écho aux dernières analyses du Fonds monétaire international. Dans ses dernières projections, l’institution a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour plusieurs grandes économies, dont la France. Selon les chiffres communiqués début avril, la croissance française devrait atteindre 1,2 % en 2026, contre 1,5 % initialement anticipé. Une révision qui s’explique en partie par l’inflation persistante, les tensions géopolitiques et la volatilité des marchés énergétiques.
Le FMI a également souligné les risques liés à la dette publique, qui continue de peser sur les marges de manœuvre des États. « Les pays doivent trouver un équilibre entre soutien à l’activité économique et maîtrise de leur endettement », a indiqué une source proche du dossier. Ces éléments ajoutent une pression supplémentaire sur les entreprises françaises, déjà soumises à un environnement réglementaire et fiscal complexe.
Geoffroy Roux de Bézieux a enfin rappelé que la situation n’était pas irréversible. « La résilience de notre économie dépendra de notre capacité à anticiper les risques et à innover », a-t-il conclu. Reste à voir si les acteurs économiques et politiques sauront transformer ces défis en opportunités.
Les secteurs les plus exposés incluent l’industrie pétrochimique, les transports, la logistique et les industries dépendantes de l’énergie, comme la sidérurgie ou la chimie. Les entreprises françaises importatrices de pétrole ou de gaz en provenance du Moyen-Orient pourraient subir des surcoûts importants.
