À seulement 22 ans, le Sarthois Mathys Rondel crée l’une des premières sensations du Giro 2026 en occupant la 11ᵉ place du classement général après l’étape de contre-la-montre disputée ce mardi 19 mai. Un parcours exigeant de 32 kilomètres entre deux villes du nord de l’Italie, qui a permis à ce jeune grimpeur de la formation Tudor de confirmer ses qualités en solitaire et de s’imposer comme l’un des outsiders les plus sérieux de cette édition. Selon Ouest France, son ambition discrète mais réelle pourrait même le mener jusqu’au top 10 à l’issue des dix prochaines étapes restantes.
Ce qu'il faut retenir
- Mathys Rondel, 22 ans, originaire de la Sarthe, occupe la 11ᵉ position du classement général du Giro 2026 après l’étape de contre-la-montre du 19 mai.
- Ce résultat le place en position de force pour intégrer le top 10 si les prochaines étapes en montagne sont bien négociées.
- Le jeune coureur évolue sous les couleurs de la formation Tudor, une équipe suisse reconnue pour son approche technique et ambitieuse.
- Ce contre-la-montre de 32 km s’est déroulé dans le nord de l’Italie, entre deux localités non précisées par la source.
Un outsider qui confirme ses ambitions
Mathys Rondel, souvent décrit comme un grimpeur au profil polyvalent et discret, a su tirer son épingle du jeu lors de ce contre-la-montre exigeant. Ce type d’épreuve, où la technique et la puissance se mesurent au millimètre, est généralement considéré comme un terrain moins favorable pour les puristes de la montagne. Pourtant, le Sarthois a réussi à se classer parmi les meilleurs, prouvant ainsi qu’il possède une palette de compétences plus large que ce que son palmarès jusqu’ici suggérait. Ouest France souligne que son parcours en 11ᵉ position est d’autant plus remarquable qu’il s’agit de son premier grand Tour.
Côté stratégie, Rondel semble avoir adopté une approche prudente mais ambitieuse. Plutôt que de se lancer dans une course effrénée, il a privilégié une gestion rigoureuse de son effort, ce qui lui a permis de limiter les écarts sur les leaders tout en creusant l’écart avec les poursuivants. Cette maturité inattendue pour un coureur de son âge intrigue déjà les observateurs, qui y voient le signe d’un mental à toute épreuve. — Autant dire que ses adversaires devront désormais compter avec lui dans les étapes décisives.
Le défi des prochaines étapes en montagne
Le parcours restant du Giro 2026, qui s’étire jusqu’au 31 mai, réserve son lot de défis majeurs, notamment dans les Alpes et les Dolomites. Ces étapes, traditionnellement décisives dans un grand Tour, devraient mettre à l’épreuve les capacités de grimpeur de Rondel. Avec seulement dix étapes restantes, dont plusieurs arrivées au sommet, le Sarthois aura l’opportunité de confirmer sa place parmi l’élite du cyclisme mondial. Selon ses propres déclarations rapportées par Ouest France, il n’avait pas envisagé une telle position au départ : « Je ne m’attendais pas à être là », a-t-il confié, ajoutant que cette performance n’était que la première étape d’un objectif plus large.
Son équipe, Tudor, mise sur lui pour jouer un rôle clé dans les échappées et les attaques en montagne. Le directeur sportif de la formation, dont le nom n’est pas mentionné dans l’article, a d’ailleurs souligné l’importance de cette étape pour bâtir la confiance du jeune coureur. Bref, si Rondel parvient à conserver sa régularité et à éviter les pièges des étapes pièges, rien ne l’empêchera de viser plus haut qu’une simple place d’honneur.
Quoi qu’il en soit, ce début de Giro 2026 aura marqué les esprits en révélant l’émergence d’un nouveau talent français. Si son parcours continue sur cette lancée, Mathys Rondel pourrait bien s’inscrire dans la lignée des jeunes coureurs comme Caleb Ewan ou Jasper Philipsen, capables de briller aussi bien en plat qu’en montagne. Les prochains jours diront si cette 11ᵉ place n’est qu’une parenthèse ou le début d’une longue histoire dans le cyclisme de haut niveau.