Trois fonctionnaires de police de Brest sont renvoyés devant le tribunal pour des faits présumés de violences sur une mère et ses enfants lors d’une interpellation à leur domicile à Guipavas, dans le Finistère. Comme le rapporte Ouest France, cette affaire, qui s’est déroulée un soir d’avril 2018, donne lieu à un procès où les trois policiers, déjà condamnés pour un faux en écriture dans le cadre de l’enquête menée par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), contestent les accusations de violences.
Ce qu'il faut retenir
- Trois policiers de Brest sont jugés pour des violences présumées sur une famille à Guipavas en avril 2018.
- Les faits se sont déroulés au domicile de la famille lors d’une interpellation nocturne.
- Les trois fonctionnaires ont déjà été reconnus coupables d’un faux en écriture dans l’enquête de l’IGPN.
- Ils nient les accusations de violences et maintiennent leur version des faits.
- L’affaire est renvoyée devant le tribunal pour jugement.
Une interpellation nocturne qui tourne au drame familial
Le soir du mois d’avril 2018, trois policiers du commissariat de Brest interviennent à Guipavas pour une interpellation à domicile. Selon les éléments de l’enquête, leur intervention aurait dégénéré et conduit à des violences présumées envers une mère et ses enfants présents sur place. Ouest France souligne que cette scène, survenue dans un cadre familial, a laissé des séquelles physiques et psychologiques chez les victimes, qui dénoncent des méthodes disproportionnées.
Les faits ont été signalés peu après l’intervention, entraînant l’ouverture d’une enquête interne par l’IGPN. Cette dernière a mis en lumière des incohérences dans les déclarations des policiers, aboutissant à leur condamnation pour un faux en écriture. Pourtant, les trois hommes continuent de contester les accusations de violences, plaidant une intervention conforme aux règles déontologiques.
Des policiers déjà condamnés pour un faux, mais pas pour les violences
Dans le cadre de l’enquête diligentée par l’IGPN, les trois policiers ont été reconnus coupables d’avoir falsifié un procès-verbal afin de justifier leur intervention. Cette condamnation, prononcée en amont du procès en cours, illustre les tensions persistantes entre les versions des fonctionnaires et celles des victimes. Ouest France rappelle que cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de défiance envers les forces de l’ordre, notamment après des affaires similaires ayant défrayé la chronique ces dernières années.
Les trois policiers, dont les noms n’ont pas été dévoilés à ce stade, ont été suspendus à titre conservatoire le temps de l’enquête. Leur présence devant le tribunal s’explique par le renvoi de l’affaire pour jugement, après que le parquet a estimé que les éléments à charge justifiaient une procédure pénale. Leur défense s’appuie sur le fait que les violences alléguées ne sont pas étayées par des preuves médicales ou des témoignages concordants.
Des victimes qui témoignent de séquelles persistantes
Côté victimes, le récit est tout autre. La mère de famille, aujourd’hui âgée de 42 ans, a indiqué à plusieurs reprises avoir subi des violences physiques lors de l’interpellation. Dans des déclarations rapportées par Ouest France, elle affirme : « J’en garde des séquelles, autant dire que cette nuit a changé notre vie. Mes enfants ont été témoins de scènes que personne ne devrait voir. » Son avocat, Me Sophie Le Goff, a souligné que les blessures psychologiques de la famille étaient aussi importantes que les éventuelles traces physiques, nécessitant un accompagnement médical prolongé.
« Les incohérences dans les déclarations des policiers et leur condamnation pour faux démontrent un manque de transparence. Nos clients attendent que la justice rétablisse la vérité. »
Quoi qu’il en soit, cette affaire rappelle les enjeux de la formation des policiers aux gestes et techniques d’intervention, ainsi que l’importance du respect des procédures. Le tribunal devra trancher entre les versions des uns et des autres, dans un contexte où la confiance entre la population et les forces de l’ordre reste un sujet sensible.
Les trois policiers ont été reconnus coupables d’avoir falsifié un procès-verbal afin de justifier leur intervention lors de l’interpellation à Guipavas. Cette condamnation, prononcée dans le cadre de l’enquête de l’IGPN, est indépendante des accusations de violences portées contre eux. Elle illustre les incohérences relevées dans leurs déclarations initiales.