Un chat retrouvé dans une maison de Lège-Cap-Ferret, en Gironde, après avoir été perdu en 2009 à Bordeaux, a été rendu à sa propriétaire Elisabeth-Sophie Stevens, selon Le Figaro. L’animal, nommé Mozart, avait alors 18 ans et vivait depuis des années dans un autre foyer.

Ce qu'il faut retenir

  • Un chat disparu en 2009 à Bordeaux a été retrouvé en juillet 2026 à Lège-Cap-Ferret, en Gironde.
  • Mozart, âgé de 18 ans, a été identifié grâce à sa puce électronique par des bénévoles intervenant après les incendies.
  • Sa propriétaire, Elisabeth-Sophie Stevens, l’a reconnu « tout de suite » sur une photo envoyée par les sauveteurs.
  • Les bénévoles ont d’abord cru récupérer le chat d’une personne âgée réfugiée au parc des expositions de Bordeaux, mais la puce a révélé l’erreur.
  • Mozart sera prochainement restitué à sa propriétaire et devra cohabiter avec Gandhi, le nouveau chat d’Elisabeth-Sophie Stevens.

Une rencontre improbable entre un chat et sa propriétaire

Le 25 juillet dernier, Elisabeth-Sophie Stevens a reçu un appel inattendu. Des bénévoles menant des opérations de sauvetage des animaux affectés par les incendies en Gironde venaient de retrouver Mozart, son chat disparu dix-sept ans plus tôt. « Je l’ai reconnu tout de suite. C’est irréel », a-t-elle déclaré au Sud-Ouest, citée par Le Figaro. La propriétaire, aujourd’hui installée près de Dijon, avait adopté Mozart alors qu’elle était étudiante à Bordeaux.

Mozart, un matou au tempérament fugueur, avait l’habitude de disparaître pendant plusieurs jours avant de toujours réapparaître. Pourtant, en 2009, son départ fut définitif. La photo envoyée par les bénévoles, prise dans une maison de Lège-Cap-Ferret, a confirmé l’identité de l’animal. « Il a peut-être d’abord été nourri par cette famille, puis finalement recueilli. En tout cas, il n’y a pas de vol délibéré », a souligné Anne-Sophie Juan, une bénévole qui a participé à sa recherche.

Une histoire parmi d’autres dans un contexte de catastrophe

Les incendies qui ont ravagé la Gironde cet été ont causé d’innombrables dégâts : hectares de forêts détruits, habitations réduites en cendres, déplacements massifs de populations et, malheureusement, des pertes humaines parmi les pompiers. Pourtant, parmi les récits tragiques, certaines histoires, comme celle de Mozart, apportent une lueur d’espoir. Ces témoignages rappellent que, dans l’adversité, des liens invisibles peuvent se maintenir malgré le temps et la distance.

Pour les associations de protection animale, cette restitution illustre aussi l’importance des bénévoles dans la gestion des crises. Anne-Sophie Juan sillonne les zones sinistrées depuis deux semaines avec son véhicule personnel. Son objectif : sauver autant d’animaux que possible, sauvages ou domestiques, piégés par les flammes ou laissés sans surveillance dans des maisons abandonnées. « On les a bien retrouvés, mais quand on a passé le chat au lecteur de puces, on a vu que le nom du propriétaire ne correspondait pas à celui de cette personne », explique-t-elle.

Une vie paisible dans un autre foyer

Mozart, aujourd’hui âgé de 18 ans, semble en bonne santé. Les bénévoles ont confirmé qu’il avait mené une existence calme dans ce nouveau foyer. « Personne n’a eu de mauvaises intentions ici », a précisé Anne-Sophie Juan. Contrairement à certains récits de disparitions où les animaux sont mal traités, cette histoire montre que, parfois, les circonstances jouent en faveur des plus vulnérables.

Elisabeth-Sophie Stevens, émue par cette réapparition, prépare désormais l’accueil de son chat. Elle devra cependant composer avec Gandhi, le nouveau compagnon à quatre pattes de son foyer. « Son ‘frère’, comme elle l’appelle déjà », note Le Figaro. Une cohabitation qui promet d’être chargée d’émotions, tant pour la propriétaire que pour l’animal.

Et maintenant ?

Selon les associations de protection animale, Mozart devrait être restitué à Elisabeth-Sophie Stevens d’ici les prochains jours. Les bénévoles continueront leurs opérations de sauvetage dans les zones touchées par les incendies, où de nombreux animaux errent encore sans abri. Les autorités locales appellent à la vigilance pour signaler tout animal blessé ou en détresse.

Cette histoire soulève également la question de la gestion des animaux domestiques en cas de catastrophe naturelle. Bien que les plans d’urgence incluent généralement les personnes, les animaux restent souvent laissés pour compte. Des associations militent pour une meilleure prise en compte de ces êtres vulnérables dans les protocoles d’évacuation et de secours.

Enfin, cette réapparition rappelle l’importance des puces électroniques pour identifier et retrouver les animaux perdus. En France, leur utilisation est encouragée, mais leur généralisation reste inégale. Mozart doit aujourd’hui sa retrouvaille à cette technologie, qui a permis de lever le doute sur son identité.

Mozart a été identifié grâce à sa puce électronique, qui contenait les informations de sa propriétaire, Elisabeth-Sophie Stevens. Les bénévoles ont utilisé un lecteur de puce pour vérifier son identité, ce qui a permis de la contacter après dix-sept ans de séparation.

Les bénévoles et les associations de protection animale continuent leurs opérations de sauvetage dans les zones sinistrées. Elles appellent la population à signaler tout animal blessé ou errant pour faciliter les interventions.