Selon BMF - International, le détroit d'Ormuz, stratégique passage maritime entre le golfe Persique et l'océan Indien, est désormais « complètement ouvert » pour tous les navires commerciaux pour la durée restante du cessez-le-feu au Liban, a annoncé le ministre iranien des Affaires étrangères. Cette décision intervient après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu entre Israël et le Liban, à minuit dans la nuit de jeudi à vendredi.

Le président français Emmanuel Macron a salué des « événements encourageants » dans la région, tout en exprimant sa « préoccupation » que la trêve soit « fragilisée par la poursuite d'opérations militaires ». Le chef de l'État a également demandé « la sécurité pour les populations civiles des deux côtés de la frontière entre le Liban et Israël ».

Ce qu'il faut retenir

  • Le détroit d'Ormuz est désormais ouvert pour les navires commerciaux pendant la durée du cessez-le-feu au Liban.
  • Le cessez-le-feu entre Israël et le Liban est entré en vigueur à minuit dans la nuit de jeudi à vendredi.
  • Emmanuel Macron a salué des « événements encourageants » et exprimé sa préoccupation quant à la poursuite d'opérations militaires.

La situation au Liban

Le Liban a connu des bombardements israéliens qui ont fait au moins 13 morts et 35 blessés dans la ville de Tyr, située dans le sud du pays, peu avant l'entrée en vigueur de la trêve. Les habitants de Beyrouth dont les immeubles ont été endommagés par les bombardements israéliens sont confrontés au dilemme de partir ou de rester.

Le président du Liban, Joseph Aoun, a estimé que les pourparlers directs avec Israël étaient « cruciaux » et a rappelé les objectifs de Beyrouth, qui sont de « consolider le cessez-le-feu, d'obtenir le retrait des forces israéliennes des territoires du sud occupés, de récupérer les prisonniers et de traiter les contentieux frontaliers » entre les deux pays.

La réaction de la communauté internationale

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a salué l'annonce d'un cessez-le-feu entre Israël et le Liban et a appelé « tous les acteurs » à le respecter « pleinement ». Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, et le président français, Emmanuel Macron, ont co-présidé une conférence pour la sécurisation du détroit d'Ormuz, qui a rassemblé une trentaine de pays.

Le chef de l'AIE, Fatih Birol, a prévenu que le monde doit se préparer à une « hausse significative » des prix de l'énergie si le détroit d'Ormuz ne rouvre pas. Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a jugé que le détroit d'Ormuz devait rouvrir, mais « pas à n'importe quel prix ».

Et maintenant ?

La prochaine étape sera de garantir le respect du cessez-le-feu et de trouver une solution durable pour éviter la reprise des combats. Les pays impliqués devront travailler ensemble pour assurer la sécurité et la stabilité de la région. Une réunion entre les chefs de la diplomatie de la Turquie, de l'Égypte, du Pakistan et de l'Arabie Saoudite est prévue pour discuter des solutions régionales aux problèmes régionaux, notamment du conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran.

Les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient seront également à surveiller, en particulier l'impact sur les prix de l'énergie et la sécurité des approvisionnements en hydrocarbures.