Depuis le début des hostilités samedi dernier, les assureurs ont enregistré une augmentation significative des demandes d'assistance de la part des touristes bloqués dans les pays du Golfe. Cependant, ces derniers se retrouvent principalement conseillés, les assurances voyage ne prenant pas en charge le risque de guerre, selon les informations de BFM Business.
Ce qu'il faut retenir
- Les assureurs constatent une hausse des appels de leurs clients bloqués dans les pays du Golfe depuis le déclenchement de la guerre samedi
- Les compagnies aériennes et voyagistes sont également fortement impactés par la situation
- Les ressortissants de plusieurs pays européens sont en cours de rapatriement depuis la région du Golfe
- Les évacuations d'urgence sont prises en charge par des sociétés privées spécialisées
- Les assurances ne couvrent généralement pas les risques liés à la guerre, conformément au code des assurances
Augmentation des sollicitations
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : Mondial Assistance, filiale d'Allianz Partners, a enregistré une augmentation d'environ 20% des appels, principalement liés à l'assurance voyage. Cependant, il est difficile de quantifier précisément l'impact direct du contexte géopolitique sur cette hausse, précise un porte-parole de l'entreprise. De même, Mutuaide, filiale de Groupama, a reçu trois fois plus d'appels que d'habitude, exprimant une inquiétude palpable chez les clients.
Rapatriement en cours
Face à cette situation, plusieurs pays européens, dont la France et l'Allemagne, ont entamé des opérations de rapatriement de leurs ressortissants. Les États-Unis ont également évacué environ 9 000 citoyens de la région du Moyen-Orient en raison de l'insécurité croissante. Les compagnies aériennes et les voyagistes, tels que le croisiériste MSC, se mobilisent pour organiser des vols charters permettant aux passagers de quitter la zone le plus rapidement possible.
Limites de la couverture assurance
Il est important de noter que les assurances ne prennent pas en charge les risques de guerre, conformément à l'article L121-8 du code des assurances. Les assureurs mettent en avant la nécessité de protéger le système financier en excluant ces situations des contrats d'assurance classiques. Seules des polices spécifiques, telles que celles pour le fret maritime ou les salariés expatriés, prévoient une couverture en cas de conflit armé.
En somme, la situation actuelle met en lumière les limites des assurances face aux conflits armés et souligne l'importance des dispositifs d'évacuation et de rapatriement mis en place par les autorités publiques et les acteurs privés.
