Hélène Perlant, professeure agrégée de lettres et ancienne élève de l’institution Bétharram, décrypte les rouages des violences faites aux enfants dans une analyse publiée par Libération. Son travail met en lumière les mécanismes sociaux, institutionnels et familiaux qui permettent à ces abus de persister, malgré les dispositifs de protection existants.
Selon Libération, cette réflexion s’inscrit dans un contexte où les signalements pour maltraitance infantile restent en hausse en France, avec plus de 100 000 cas enregistrés en 2025 par les services sociaux. Hélène Perlant, fille de l’ancien ministre François Bayrou, s’appuie sur son parcours académique et son expérience personnelle pour aborder un sujet souvent tabou, mais qui gagne en visibilité publique.
Ce qu'il faut retenir
- Hélène Perlant est professeure agrégée de lettres et ancienne élève de Bétharram, institution catholique réputée des Pyrénées-Atlantiques.
- Elle est la fille de François Bayrou, figure politique française et ministre à plusieurs reprises.
- Son analyse porte sur les mécanismes des violences faites aux enfants, un sujet qu’elle aborde sous l’angle littéraire et sociétal.
- En 2025, plus de 100 000 cas de maltraitance infantile ont été signalés en France, selon les données des services sociaux.
- Son travail s’inscrit dans une démarche de sensibilisation aux violences institutionnelles et familiales.
Une réflexion nourrie par son parcours académique et personnel
Hélène Perlant, dont le nom évoque à la fois une tradition éducative et une lignée politique, s’appuie sur son double héritage pour explorer les racines des violences infantiles. Formée à Bétharram, un établissement scolaire sous contrat avec l’État, elle connaît bien les rouages d’un système éducatif où les abus peuvent parfois se cacher derrière des apparences de rigueur. Dans son analyse, elle souligne que « les violences faites aux enfants ne sont pas toujours le fait de monstres, mais souvent le résultat de dynamiques systémiques », selon Libération.
Son approche littéraire lui permet d’aborder ces questions avec une distance analytique, tout en gardant un ancrage dans la réalité sociale. Elle rappelle que les enfants victimes de violences viennent de tous milieux, même si certains profils sont plus exposés que d’autres. « On parle trop souvent des violences comme d’un phénomène marginal, alors qu’elles traversent toutes les couches de la société », ajoute-t-elle.
Les violences infantiles, un phénomène en augmentation malgré les alertes
Les chiffres communiqués par les autorités sanitaires et sociales dressent un tableau alarmant. En 2025, les services sociaux ont enregistré 103 000 signalements pour maltraitance, soit une hausse de 8 % par rapport à 2024. Ces données, publiées par la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), révèlent que les violences psychologiques représentent près de 40 % des cas, suivies des négligences et des violences physiques. « Ces chiffres ne reflètent qu’une partie de l’iceberg », précise Hélène Perlant, « car beaucoup de cas ne sont jamais dénoncés, par peur, honte ou méconnaissance des dispositifs d’aide ».
Elle insiste sur le rôle des institutions dans la détection et la prise en charge de ces situations. « Les écoles, les hôpitaux et les services sociaux sont en première ligne, mais leur action reste inégale selon les territoires », note-t-elle. Son analyse met en lumière les failles d’un système où la coordination entre acteurs publics et privés est souvent perfectible.
Son travail, publié dans les colonnes de Libération, s’ajoute à une série de publications et de prises de parole qui visent à briser le silence autour de ce sujet. Alors que les débats sur l’autorité parentale et les droits de l’enfant s’intensifient, son analyse pourrait contribuer à nourrir les réflexions sur les politiques publiques à venir.
Hélène Perlant est professeure agrégée de lettres et ancienne élève de l’institution Bétharram. Elle est la fille de François Bayrou, homme politique français plusieurs fois ministre et figure centrale du paysage politique hexagonal.
En 2025, les violences psychologiques représentent près de 40 % des signalements, suivies des négligences (25 %) et des violences physiques (20 %). Les violences sexuelles, bien que moins nombreuses en volume, restent parmi les plus graves et les plus difficiles à dénoncer.
