Le gouvernement a accordé de nouveaux pouvoirs aux agents de sécurité de la SNCF et de la RATP pour lutter contre les violences dans les transports. Selon Capital, en février dernier, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a annoncé sur TF1 l'autorisation des tasers pour ces agents, considérée comme une réponse proportionnée à certains actes de violence. Dans un premier temps, seuls 10% des agents, soit entre 300 et 400, sont concernés. Cependant, un nouveau décret paru le 29 mars permet aux agents de réaliser des fouilles sur les voyageurs sans nécessiter un accord préalable, ainsi que des palpations, la saisie d'armes ou d'objets dangereux et des patrouilles autour des gares et stations de métro.
Ce qu'il faut retenir
- Nouveaux pouvoirs accordés aux agents de sécurité de la SNCF et de la RATP pour lutter contre les violences dans les transports
- Autorisation des tasers pour 10% des agents, soit entre 300 et 400
- Nouveau décret permettant les fouilles, palpations, saisies d'armes et patrouilles sans accord préalable
Nouveaux pouvoirs pour les agents de sécurité
Les agents pourront également interdire l'accès à certaines personnes jugées indésirables et saisir des marchandises liées à la vente à la sauvette. Cette initiative a été présentée à la gare du Nord à Paris le 30 mars, en présence de Philippe Tabarot, de Valérie Pécresse et de la ministre de l'Égalité femmes-hommes, Aurore Bergé. Cette dernière a été conviée en raison de l'augmentation des violences sexistes et sexuelles dans les transports, avec plus de sept femmes sur dix ayant été victimes selon des études récentes. En 2025, plus de 104 700 personnes ont été victimes de vols, escroqueries ou violences dans les transports en commun.
Mesures complémentaires pour renforcer la sécurité
Outre les tasers, des caméras-piétons et des caméras dans les tramways seront déployées pour renforcer la sécurité. Le président de la FNAUT estime que ces mesures vont dans la bonne direction, bien qu'il souligne certaines difficultés potentielles dans l'application de l'interdiction d'accès à certaines personnes. Malgré une légère baisse, les chiffres de délinquance restent élevés, incitant le ministre des Transports à rendre les transports collectifs plus attractifs.
