Un hommage national sera rendu à Noahm, jeune homme de 19 ans décédé des suites d’une agression violente dans le centre-ville de Metz fin mai, à l’occasion de deux rassemblements prévus ce week-end. Selon Franceinfo – Faits divers, une marche des fiertés à Metz samedi 13 juin et un rassemblement à Strasbourg dimanche 14 juin sont organisés pour honorer sa mémoire et dénoncer l’homophobie. Le parquet de Metz a élargi son enquête à une possible motivation homophobe après le meurtre.
Ce qu'il faut retenir
- Noahm, 19 ans, est décédé le 2 juin des suites d’une agression survenue le 30 mai au petit matin dans le centre-ville de Metz.
- Deux hommes, âgés de 20 et 27 ans, sont mis en examen pour meurtre aggravé, un crime passible de la réclusion criminelle à perpétuité.
- Le parquet de Metz a élargi l’enquête à une possible motivation homophobe après son décès.
- Des hommages sont prévus samedi 13 juin à Metz lors de la Marche des fiertés et dimanche 14 juin à Strasbourg place Gisèle Halimi.
- Le collectif Front d’Action Gay de Strasbourg dénonce « l’homophobie qui tue encore en France en 2026 ».
Un meurtre aux motivations encore en enquête
Noahm, 19 ans, a été violemment agressé dans la nuit du 29 au 30 mai dans le centre-ville de Metz. Transporté d’urgence à l’hôpital, il est décédé deux jours plus tard, le 2 juin, des suites de ses blessures. Dès les premiers éléments, les associations de défense des droits LGBT+ ont dénoncé un acte « homophobe d’une extrême violence ». Le parquet de Metz a confirmé jeudi 12 juin que l’enquête était désormais élargie à une éventuelle motivation haineuse, une piste prise au sérieux par les enquêteurs.
Deux individus, âgés respectivement de 20 et 27 ans, ont été placés en garde à vue avant d’être mis en examen pour meurtre aggravé, précise Franceinfo – Faits divers. Leur état d’ivresse manifeste au moment des faits a été retenu comme circonstance aggravante, ce qui pourrait alourdir leur peine. Le meurtre aggravé est puni de la réclusion criminelle à perpétuité, une qualification qui reflète la gravité des faits.
Des hommages organisés dans deux villes emblématiques
En réaction à ce drame, plusieurs initiatives locales et nationales ont été lancées pour rendre hommage à Noahm. À Metz, une marche des fiertés est prévue samedi 13 juin, lors de laquelle un hommage sera rendu à la victime. Cette mobilisation s’inscrit dans la continuité des rassemblements spontanés organisés mardi 2 juin dans le centre-ville de Metz, où des centaines de personnes s’étaient réunies pour exprimer leur indignation.
À Strasbourg, le collectif Front d’Action Gay a appelé à un rassemblement dimanche 14 juin à 15 heures sur la place Gisèle Halimi. Dans un message publié sur Instagram, le collectif rappelle que « l’homophobie tue encore en France » en 2026, soulignant l’urgence d’agir contre les violences LGBTphobes. Ces deux événements s’ajoutent à la minute de silence observée mardi à l’Assemblée nationale, où Noahm a été honoré aux côtés d’autres victimes de violences.
« En 2026, l’homophobie tue encore en France. »
Collectif Front d’Action Gay de Strasbourg, sur Instagram
Un contexte national marqué par les violences LGBTphobes
Le décès de Noahm s’inscrit dans un contexte plus large de violences envers les personnes LGBT+. Selon les associations, les agressions à caractère homophobe restent une préoccupation majeure en France, malgré les avancées législatives en matière de droits des minorités sexuelles. La mobilisation de ce week-end vise à sensibiliser l’opinion publique et à interpeller les pouvoirs publics sur l’urgence de renforcer les mesures de prévention et de répression des crimes haineux.
À Metz comme à Strasbourg, les organisateurs des hommages appellent à une participation massive pour montrer que la société ne reste pas indifférente face à ces violences. Les associations locales ont également prévu de distribuer des tracts et d’échanger avec les passants pour rappeler l’importance de la lutte contre les discriminations.
Ce drame rappelle, une fois encore, que les violences LGBTphobes ne sont pas des faits isolés. En 2026, malgré les progrès sociétaux, leur persistance impose une vigilance constante et une mobilisation sans faille de tous les acteurs de la société.
L’enquête, désormais élargie à une possible motivation homophobe, se poursuit avec l’audition des témoins et l’analyse des preuves. Les deux mis en examen pour meurtre aggravé restent en détention en attendant leur procès.
Noahm vivait à Metz, où l’agression a eu lieu. Strasbourg a été choisie pour son rôle symbolique dans la lutte pour les droits LGBT+, notamment grâce à son histoire militante et à la place Gisèle Halimi, figure emblématique de la défense des droits des femmes et des minorités.