Qu'est-ce qui se passe à Hongkong ? Le territoire, rétrocédé par le Royaume-Uni à la Chine en 1997, est-il en train de perdre son âme ? La condamnation de Jimmy Lai, magnat de la presse prodémocratie, à vingt ans de prison pour collusion avec l'étranger et publication séditieuse, nous pose la question. Autant dire que la liberté d'expression est en sursis.
Un procès qui fait réfléchir
Le procès de Jimmy Lai a duré quelques minutes seulement, mais les conséquences sont lourdes. Le tribunal a estimé que la peine totale infligée à Lai devait être de vingt années d'emprisonnement. (On pourrait se demander si cela est vraiment justifié ?) Les faits présumés de collusion avec l'étranger étaient passibles de la prison à vie, ceux de publication séditieuse de deux ans de prison.
Côté chiffres, on apprend que Jimmy Lai est détenu depuis 2020 et est maintenu à l'isolement, à sa demande, selon les autorités. Mais sa famille s'inquiète de sa santé chancelante. Le moins qu'on puisse dire, c'est que la situation est inquiétante.
La réaction de la communauté internationale
Le Royaume-Uni a dénoncé le caractère politique du procès. Le premier ministre britannique, Keir Starmer, a dit avoir évoqué le dossier lors de sa visite en Chine fin janvier, au cours de ses entretiens avec le président chinois Xi Jinping. (Et puis, qu'est-ce que cela change ?) Le président américain Donald Trump a également dit souhaiter que son homologue chinois libère Jimmy Lai.
Les organisations de défense des droits humains ont exprimé leur consternation après sa condamnation. D'après nos confrères de certaines sources, la peine de prison prononcée contre Jimmy Lai est une attaque de sang-froid contre la liberté d'expression. Résultat des courses, la liberté de la presse est en train de disparaître à Hongkong.
Le contexte
Les manifestations prodémocratie, parfois violentes, qui avaient secoué Hongkong en 2019, ont poussé la Chine à imposer la loi sur la sécurité nationale. Et c'est justement cette loi qui a été utilisée pour condamner Jimmy Lai. (On se demande si cela est vraiment une coïncidence ?)
Le tribunal a englobé dans les vingt années d'emprisonnement deux années d'une peine déjà prononcée contre lui pour fraude. Cela signifie que Jimmy Lai purgera de fait dix-huit années de plus. Autant dire que c'est une condamnation à vie.
Conclusion
La condamnation de Jimmy Lai pose des questions sur la liberté d'expression à Hongkong. Et puis, qu'est-ce que cela signifie pour l'avenir du territoire ? La situation est complexe, mais une chose est sûre : la liberté de la presse est en danger. (Et si on ne faisait rien pour la protéger ?)
La loi sur la sécurité nationale est une loi qui a été imposée par la Chine à Hongkong en 2020, après les manifestations prodémocratie de 2019. Elle permet au gouvernement chinois de poursuivre les personnes qui sont considérées comme des menaces pour la sécurité nationale.
Jimmy Lai est un magnat de la presse prodémocratie à Hongkong. Il est le fondateur du journal Apple Daily, qui a été fermé en 2021. Il a été condamné à vingt ans de prison pour collusion avec l'étranger et publication séditieuse.
Les organisations de défense des droits humains, comme Amnesty International et Human Rights Watch, ont exprimé leur consternation après la condamnation de Jimmy Lai. Elles considèrent que la peine de prison prononcée contre lui est une attaque de sang-froid contre la liberté d'expression.
