Un incendie majeur a ravagé le centre commercial Arghavan, situé à l’ouest de Téhéran, faisant huit morts et 36 blessés selon Euronews FR. Le sinistre, qui s’est déclaré dans la soirée du mercredi 6 mai 2026, a entièrement dévasté ce complexe de sept étages abritant plus de 250 boutiques et une cinquantaine de bureaux. Les flammes, alimentées par une épaisse fumée noire, ont plongé le secteur dans une atmosphère de chaos, forçant les équipes de secours à intervenir sans relâche toute la nuit pour maîtriser les braises.
Ce qu'il faut retenir
- Huit morts et 36 blessés sont à déplorer après l’incendie du centre commercial Arghavan, près de Téhéran.
- L’enquête pénale ouverte par le parquet de Shahriar vise notamment le constructeur du bâtiment, suspecté de manquements aux règles de sécurité.
- Les premiers constats évoquent l’utilisation de matériaux inflammables sur la façade, ayant accéléré la propagation des flammes.
- Ce sinistre rappelle l’effondrement du bâtiment Plasco en 2017, qui avait causé la mort de 22 personnes, dont 16 pompiers.
- Le gouvernement iranien a annoncé un audit complet des bâtiments commerciaux comparables pour éviter de nouveaux drames.
Un incendie d’une ampleur exceptionnelle
Le centre commercial Arghavan, un établissement majeur de la région, a été entièrement ravagé par les flammes. Selon les premières estimations, le feu s’est déclaré en début de soirée, avant de se propager rapidement à l’ensemble du bâtiment. Les pompiers, mobilisés en urgence, ont dû combattre les flammes pendant des heures dans des conditions difficiles, en raison de l’épaisse fumée et de la chaleur intense. Trente-six personnes, dont plusieurs dans un état grave, ont été hospitalisées, tandis que les autorités n’excluent pas une aggravation du bilan humain.
Les images diffusées par la télévision d’État iranienne montrent un panache de fumée noire s’élevant au-dessus du quartier, visible à plusieurs kilomètres à la ronde. Les habitants des environs ont été invités à rester chez eux par précaution, en raison des risques de propagation des étincelles et des débris enflammés. Les secours ont également dû évacuer plusieurs bâtiments adjacents, craignant un effondrement partiel des structures.
Une enquête pénale ouverte contre le constructeur
Dès l’annonce du sinistre, le parquet de Shahriar a ouvert une enquête pour déterminer l’origine exacte de l’incendie. Les autorités ont rapidement délivré un mandat d’arrêt à l’encontre du constructeur du centre commercial, suspecté de négligences graves dans le respect des normes de sécurité. Les premiers éléments de l’enquête, encore en cours, laissent penser que l’utilisation de matériaux hautement inflammables sur la façade du bâtiment aurait joué un rôle clé dans la propagation fulgurante des flammes.
« Les matériaux utilisés pour la construction ne respectaient pas les réglementations en vigueur », a indiqué un responsable des services de sécurité locale, cité par Euronews FR. « Nous examinons également d’éventuelles défaillances dans les systèmes d’alarme et de lutte contre l’incendie, qui n’auraient pas permis une intervention rapide des secours. » Les investigations devraient s’étendre sur plusieurs semaines, avec des auditions de témoins et une expertise approfondie des décombres.
Un contexte marqué par des drames récurrents
Cet incendie s’ajoute à une série de catastrophes similaires en Iran, où les normes de construction et de sécurité sont souvent pointées du doigt. Le plus meurtrier d’entre eux reste l’effondrement du bâtiment Plasco, un gratte-ciel de Téhéran, le 19 janvier 2017. L’accident avait causé la mort de 22 personnes, dont 16 pompiers, et mis en lumière les lacunes structurelles des immeubles commerciaux et résidentiels du pays.
Depuis cette tragédie, les autorités iraniennes ont multiplié les campagnes de sensibilisation et les contrôles, mais les incendies industriels et urbains continuent de survenir régulièrement. « Les conditions de sécurité dans certains centres commerciaux restent préoccupantes », a rappelé un expert en risques industriels. « L’absence de maintenance régulière et le non-respect des normes de prévention aggravent les risques de sinistres majeurs. »
Des questions en suspens
Plusieurs zones d’ombre subsistent quant aux responsabilités dans cet incendie. D’une part, la question des matériaux utilisés lors de la construction du centre commercial reste entière. D’autre part, l’efficacité des systèmes de détection et d’extinction d’incendie sera scrutée à la loupe. Enfin, les associations de victimes réclament déjà une transparence totale sur les résultats de l’enquête, afin que justice soit rendue.
Ce drame rappelle une fois de plus les défis structurels auxquels fait face l’Iran en matière de sécurité des infrastructures. Entre normes vieillissantes et manque de moyens, les risques de nouveaux sinistres majeurs ne peuvent être écartés. Les autorités devront désormais concilier urgence et rigueur pour éviter que l’histoire ne se répète.
Le constructeur est visé en raison de soupçons de manquements aux règles de sécurité et d’utilisation de matériaux inflammables sur la façade du bâtiment, qui auraient favorisé la propagation rapide des flammes. Les autorités cherchent à déterminer s’il y a eu négligence ou violation des normes en vigueur lors de la construction.