Le 23 juillet dernier, un incendie d’une violence exceptionnelle s’est déclaré dans les Landes, près de Biscarrosse, contraignant un centre équestre à évacuer en urgence ses 95 chevaux. Selon Le Figaro, une dizaine d’entre eux ont été filmés en train de fuir à bride abattue sur les routes, offrant une scène de panique qui a marqué les esprits. Plusieurs mois après, l’ensemble des animaux a finalement retrouvé leurs propriétaires, mettant un point final à cette course contre la montre.
Ce qu'il faut retenir
- 95 chevaux étaient présents au centre équestre D’en Hill à Biscarrosse au moment de l’incendie.
- Un véhicule en feu sur la départementale 652 a déclenché l’incendie vers 15h45, le 23 juillet 2026.
- 25 chevaux ont été évacués vers l’hippodrome de La Teste-de-Buch pour échapper aux flammes.
- Les images des chevaux en fuite, filmées alors que l’incendie se rapprochait, ont circulé sur les réseaux sociaux.
- L’ensemble des 95 chevaux a depuis retrouvé leurs propriétaires, a indiqué Rémy d’Ambroso, gérant du centre équestre.
Un départ précipité sous la menace des flammes
L’incendie s’est déclaré en début d’après-midi du 23 juillet, à proximité immédiate du centre équestre D’en Hill, situé à Biscarrosse, dans les Landes. Selon le témoignage de Rémy d’Ambroso, gérant des lieux, les premiers signes d’alerte sont apparus vers 15h45, lorsqu’un véhicule a pris feu sur la départementale 652. « Au départ, on ne s’est pas alarmé », confie-t-il au Figaro. Mais la situation a rapidement évolué : « Une heure plus tard, on nous a demandé d’évacuer car l’incendie se rapprochait trop ».
Les écuries, abritant alors 95 chevaux, se sont retrouvées en première ligne face à la progression des flammes. Dans l’urgence, une partie des animaux a été relâchée pour leur permettre de fuir naturellement. C’est cette scène, filmée par des témoins et largement partagée sur les réseaux sociaux, qui a symbolisé la panique générale : des chevaux en liberté, le regard affolé, galopant sur les routes tandis que les véhicules tentaient de les éviter.
Une évacuation de dernière minute et un bilan humain limité
Face à l’avancée rapide du feu, les responsables du centre équestre ont dû agir dans la précipitation. Rémy d’Ambroso a choisi d’évacuer 25 chevaux vers l’hippodrome de La Teste-de-Buch, situé à une vingtaine de kilomètres, afin de les mettre à l’abri. Les autres animaux, relâchés sur place, ont pu s’enfuir par leurs propres moyens, profitant de l’espace ouvert pour échapper aux flammes. « Quand l’incendie avançait, il n’y avait plus personne », a expliqué le gérant, soulignant l’ampleur de la menace.
Heureusement, aucun blessé n’est à déplorer parmi les animaux ou les humains. Selon les autorités locales, l’incendie a ravagé plusieurs centaines d’hectares en quelques heures, mobilisant des moyens importants pour le circonscrire. Les causes exactes du départ de feu, liées à un véhicule en combustion, ont depuis été confirmées par les services de secours.
Le retour des chevaux : une issue heureuse
Plusieurs semaines après l’incendie, la situation est désormais sous contrôle. Selon Rémy d’Ambroso, interrogé par Le Figaro, l’ensemble des 95 chevaux a retrouvé ses propriétaires sains et saufs. « On a eu une bonne étoile », a-t-il déclaré, résumant ainsi le soulagement qui a succédé à l’angoisse des premiers jours. Les écuries, bien que partiellement endommagées, ont pu être sécurisées, permettant une reprise progressive des activités équestres.
Cette histoire illustre à la fois la vulnérabilité des infrastructures face aux incendies, mais aussi la capacité de réaction des acteurs locaux face à l’urgence. Les images des chevaux en fuite, devenues virales, ont rappelé l’importance des plans d’évacuation et de la préparation face aux risques naturels, alors que les épisodes de sécheresse et de chaleur extrême se multiplient en Nouvelle-Aquitaine.
Reste à savoir si des sanctions ou des enquêtes administratives seront menées concernant les causes initiales de l’incendie, notamment la responsabilité potentielle du véhicule à l’origine du départ de feu. Pour l’heure, les propriétaires des chevaux, soulagés, se concentrent sur la reprise de leurs activités, tout en gardant en mémoire l’épisode qui a failli tourner au drame.
À ce jour, aucune mesure spécifique n’a été annoncée publiquement par les autorités locales ou les fédérations équestres. Cependant, le centre D’en Hill a indiqué avoir revu ses protocoles d’évacuation et renforcé la surveillance des accès aux écuries pendant les périodes à haut risque. Une consultation avec les services de secours et la préfecture des Landes est en cours pour évaluer les besoins en matière de prévention.