Les incendies qui ravagent la Gironde ont déjà conduit à l'évacuation de quelque 220 000 personnes, dont des vacanciers, selon BFM Business. Les professionnels du tourisme espèrent cependant sauver le reste de la saison dans ce vaste département.

« La Gironde c'est grand, très grand », rappelle Franck Chaumès, président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) de Gironde, à l'AFP. « On est à plus de 80 kilomètres des incendies. »

Ce qu'il faut retenir

  • Les incendies ont déjà conduit à l'évacuation de 220 000 personnes.
  • Les professionnels du tourisme veulent sauver la saison.
  • La Gironde représente 7% du PIB départemental, plus de 40 000 emplois et 3,2 milliards d'euros de retombées directes.

Impact sur le tourisme

Le tourisme est totalement arrêté dans certaines zones de la Gironde, notamment dans les stations balnéaires très prisées en cette période estivale comme Lège-Cap-Ferret. « C'est un coup de massue sur une grande partie du département essentiellement touristique », estime Patrick Seguin, président de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Gironde.

Les zones évacuées ne sont pas les seules concernées par les départs de vacanciers. « Nous avons des annulations à l'autre bout de la Gironde : dans le Médoc, le Libournais qui est à 70 kilomètres du Cap Ferret... C'est une catastrophe », déplore Franck Chaumès, de l'Umih Gironde.

Conséquences économiques

Le tourisme représente en Gironde 7% du PIB départemental, plus de 40 000 emplois et 3,2 milliards d'euros de retombées directes, selon le site du département. Les professionnels du tourisme craignent que les incendies n'aient un impact négatif sur l'économie locale.

« Sur la Presqu'île du Cap Ferret, on a 100% de pertes puisque tout le monde a été évacué », selon Franck Chaumès. Cela concerne « une centaine d'établissements : hôtels, bars, restaurants, discothèques » et « deux campings sur dix ont brûlé ».

Et maintenant ?

Les professionnels du tourisme espèrent que les autorités prendront des mesures pour aider le secteur à se relever. « Nous n'avons pas que des Canadair », a déclaré Maud Bregeon, soulignant que le budget de la sécurité civile « a quasiment doublé » depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017.

La situation reste incertaine, mais les professionnels du tourisme restent optimistes. « On espère que cela soit rectifié » pour « essayer de sauver le mois d'août », ajoute Franck Chaumès.

Les incendies en Gironde soulèvent des questions sur la gestion des risques naturels et les conséquences économiques pour les régions touchées. Les professionnels du tourisme espèrent que les autorités prendront des mesures pour aider le secteur à se relever et que les vacanciers continueront à venir dans la région.