Le bilan des inondations qui frappent actuellement le Népal et la région autonome du Tibet s’alourdit de jour en jour. Selon nos confrères de Reporterre, au moins 270 morts ont été recensés au Népal, tandis que trois décès supplémentaires sont signalés du côté tibétain. Au total, ce sont donc 273 personnes qui ont péri dans cette catastrophe, selon un dernier bilan provisoire communiqué le 27 août sur la plateforme X par les autorités policières népalaises. Plus de 1 300 personnes sont en outre portées disparues, un chiffre qui pourrait encore évoluer dans les prochaines heures.
Les images diffusées par la police népalaise dans la soirée du 26 août laissent entrevoir l’ampleur des dégâts. Les crues, d’une violence exceptionnelle, ont balayé tout sur leur passage dans la vallée des rivières Trishuli, située dans le district de Nuwakot. Les autorités locales n’ont pas encore communiqué d’estimation précise des destructions matérielles, mais les premiers rapports évoquent des villages entiers emportés par les flots, des routes coupées et des infrastructures endommagées. Les opérations de secours restent compliquées, en raison des conditions météorologiques défavorables et de l’accès difficile à certaines zones isolées.
Ce qu'il faut retenir
- Au moins 270 morts au Népal et 3 au Tibet, soit un bilan provisoire de 273 décès.
- Plus de 1 300 personnes sont portées disparues, un chiffre susceptible d’évoluer.
- Les inondations ont frappé la vallée des rivières Trishuli, dans le district de Nuwakot, au Népal.
- Les images des crues, publiées par la police népalaise le 26 août, illustrent l’ampleur des dégâts.
Un phénomène météorologique d’une rare intensité
Les inondations qui ravagent le Népal et le Tibet s’inscrivent dans un contexte de moussons particulièrement violentes cette année. Selon les météorologues locaux, les pluies ont été supérieures de 40 % à la moyenne saisonnière sur certaines zones, provoquant un débordement rapide des cours d’eau. La vallée de Trishuli, réputée pour ses paysages montagneux, est régulièrement touchée par des crues soudaines en période de mousson. Cependant, l’ampleur actuelle des inondations dépasse largement les épisodes précédents, soulignent les experts. Les autorités craignent que le bilan ne s’aggrave dans les prochains jours, à mesure que les opérations de recherche avancent.
Le gouvernement népalais a déclaré l’état d’urgence dans plusieurs districts, mobilisant l’armée et les services de secours pour porter assistance aux populations affectées. « Nous faisons face à une situation sans précédent », a indiqué un porte-parole du ministère de l’Intérieur à Katmandou, précisant que « les équipes sur le terrain manquent de ressources pour faire face à l’ampleur de la crise ».
Des moyens humains et matériels en urgence
Face à l’urgence, plusieurs pays voisins ont proposé leur aide logistique et médicale. L’Inde, déjà confrontée à ses propres inondations dans l’État du Bihar, a annoncé l’envoi de 10 tonnes de matériel de secours, dont des tentes, des couvertures et des kits d’hygiène. La Chine, de son côté, a indiqué qu’elle mettait à disposition des hélicoptères pour évacuer les populations piégées dans les zones reculées du Tibet. « Nous coordonnons nos efforts avec les autorités locales pour éviter une crise humanitaire », a déclaré un responsable du ministère chinois des Affaires étrangères.
Sur place, les ONG locales et internationales tentent de répondre aux besoins immédiats. Médecins Sans Frontières a déployé des équipes médicales dans les districts les plus touchés, tandis que la Croix-Rouge népalaise a lancé un appel aux dons pour financer les secours. Les habitants, pour beaucoup privés d’électricité et d’eau potable, dépendent désormais de l’aide extérieure pour subvenir à leurs besoins les plus élémentaires.
Cette catastrophe rappelle, une fois de plus, la vulnérabilité des régions himalayennes face au changement climatique. Les experts s’attendent à une intensification des phénomènes météorologiques extrêmes dans les années à venir, posant la question de l’adaptation des infrastructures et des systèmes d’alerte. Les inondations de 2026 pourraient ainsi marquer un tournant dans la gestion des risques naturels en Asie du Sud.