Des inondations catastrophiques ont frappé le Népal et la région autonome du Tibet, en Chine, le 26 août 2026, causant la mort d’au moins 165 personnes et laissant plus d’un millier de personnes portées disparues. Selon BMF - International, ces crues soudaines, provoquées par des coulées de boue et des torrents d’eau dévastateurs, ont ravagé des zones touristiques et des infrastructures essentielles, tandis que les autorités tentent d’évaluer l’ampleur des dégâts.
Ce qu'il faut retenir
- 165 morts confirmés dont 162 au Népal et 3 en Chine, selon les bilans officiels rendus publics le 26 août 2026.
- Plus de 1 380 disparus : 823 au Népal (dont 579 touristes étrangers) et 558 en Chine, dont 260 ressortissants étrangers de nationalités non précisées.
- Syabrubesi et le trek du Langtang dévastés, ainsi que des localités frontalières avec le Tibet, zones prisées des randonneurs et pèlerins.
- Des infrastructures endommagées : barrages, centrales solaires et réseaux électriques perturbés, entraînant des coupures généralisées.
- Des images choc diffusées par les autorités locales montrent des maisons emportées par les flots et des routes transformées en torrents de boue.
- Une réponse d’urgence mobilisée : l’armée népalaise et la Croix-Rouge sont déployées pour les secours et l’évacuation des victimes.
Des crues soudaines balayent les vallées himalayennes
Le 26 août 2026, des pluies diluviennes ont provoqué des coulées de boue et des inondations dévastatrices dans plusieurs districts népalais, notamment à Nuwakot et dans la vallée de Trishuli Bazar. Les vidéos diffusées par la police népalaise montrent des flots boueux charriant des débris, des véhicules et des habitations entières, submergeant tout sur leur passage. Ces images, relayées par BMF - International, illustrent l’ampleur de la catastrophe.
À Syabrubesi, point de départ du célèbre trek du Langtang, les crues ont emporté des infrastructures touristiques et coupé l’accès à des zones prisées des randonneurs. Les autorités chinoises ont également signalé des dégâts majeurs dans la région du Tibet, notamment près du poste frontière de Gyirong, un axe majeur entre le Népal et la Chine.
Un bilan humain dramatique et des disparitions en hausse
Les bilans, encore provisoires, s’alourdissent d’heure en heure. Au Népal, 162 corps ont été récupérés, selon les autorités locales, tandis que 823 personnes restent portées disparues, dont 579 touristes. Parmi les étrangers recherchés, plus d’une centaine sont indiens, une cinquantaine ukrainiens, et d’autres ressortissants de Malaisie, du Royaume-Uni, d’Australie, de Corée du Sud, du Japon ou des États-Unis. En Chine, 3 morts ont été confirmés et 558 disparus sont recensés, dont 260 étrangers.
Ces chiffres, encore partiels, devraient continuer à évoluer dans les prochains jours, à mesure que les opérations de recherche progressent. Les familles des victimes et disparus, dispersées dans le monde entier, sont en attente de nouvelles, souvent difficiles à obtenir dans un contexte de communications perturbées.
Des dégâts matériels et économiques considérables
Les inondations ont aussi causé d’importants dégâts matériels. L’Autorité de gestion de l’électricité du Népal a rapporté la destruction de plusieurs barrages et centrales solaires, entraînant des coupures d’électricité généralisées. Les infrastructures routières et les ponts, notamment dans les districts de Nuwakot et de Rasuwa, ont été gravement endommagés, compliquant l’accès aux zones sinistrées.
Les autorités locales ont également indiqué que des glissements de terrain avaient bloqué certaines routes, isolant des villages entiers. Les opérations de déblaiement et de reconstruction devraient prendre plusieurs semaines, voire des mois, selon les premières estimations.
« J’ai vu les eaux emporter huit ou neuf camions, ainsi que des maisons et des gens. C’était absolument déchirant. J’ai assisté à une dévastation d’une telle ampleur, je n’avais jamais rien vu de pareil. »
Suman Chalise, enseignant de 34 ans, témoin des inondations à Nuwakot
Le rôle du changement climatique dans l’intensification des catastrophes
Les scientifiques s’accordent à dire que le changement climatique aggrave la fréquence et l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes, comme les moussons dévastatrices qui frappent régulièrement l’Asie du Sud. Selon BMF - International, ces inondations s’inscrivent dans une tendance préoccupante, marquée par des pluies plus intenses et des glissements de terrain plus fréquents pendant la saison des moussons (juin à septembre).
Les experts soulignent que les régions montagneuses, comme l’Himalaya, sont particulièrement vulnérables en raison de la fonte accélérée des glaciers et de la dégradation des sols. Ces phénomènes, combinés à une urbanisation mal maîtrisée, exacerbent les risques de catastrophes naturelles.
Une mobilisation d’urgence pour les secours et l’évacuation
Face à l’ampleur de la crise, le gouvernement népalais a convoqué une réunion d’urgence de l’Autorité nationale de gestion des situations d’urgence, dirigée par le Premier ministre Balendra Shah. Ce dernier a annoncé sur les réseaux sociaux que les équipes médicales, de recherche et la Croix-Rouge étaient mobilisées pour porter assistance aux victimes et organiser les évacuations.
L’armée népalaise a également déployé des hélicoptères et des hommes sur le terrain pour secourir les personnes piégées et transporter du matériel humanitaire. Du côté chinois, les autorités ont mobilisé des ressources pour dégager les axes routiers et évacuer les populations locales.
Les autorités appellent à la prudence et invitent la population à éviter les zones sinistrées, où des crues secondaires pourraient survenir. La situation reste évolutive, et de nouveaux bilans pourraient être communiqués dans les prochains jours.
Ces crues soudaines ont été provoquées par des pluies torrentielles combinées à des glissements de terrain, caractéristiques des moussons estivales dans l’Himalaya. Les sols saturés d’eau et l’érosion des versants montagneux ont amplifié la puissance des torrents, emportant tout sur leur passage. Le changement climatique, en intensifiant les phénomènes météorologiques extrêmes, joue également un rôle clé dans la gravité de ces catastrophes.
Les districts de Nuwakot, Rasuwa et le village de Syabrubesi, point de départ du trek du Langtang, figurent parmi les zones les plus durement touchées. Ces régions, très prisées des randonneurs et des pèlerins se rendant au Kailash Mansarovar, ont subi des dégâts majeurs sur les infrastructures touristiques et routières.