Un geste quotidien qui peut coûter cher. Selon Top Santé, le réflexe de renifler les restes avant de les consommer pourrait exposer à des risques d’intoxication alimentaire grave. Une virologue française alerte sur les dangers de cette pratique apparemment anodine.
Ce qu'il faut retenir
- La pratique de renifler les restes avant consommation est répandue en France, mais dangereuse selon une virologue.
- Le virus norovirus est particulièrement résistant et peut survivre plusieurs jours dans les aliments mal conservés.
- Les symptômes d’une intoxication incluent nausées, vomissements et diarrhées, avec une durée pouvant atteindre 48 heures.
- Les aliments à risque incluent viandes, poissons, laitages et plats cuisinés mal réfrigérés.
- Une conservation à moins de 4°C et une consommation rapide sont recommandées.
Une habitude dangereuse malgré son apparente innocuité
Selon une virologue française, le geste de sentir les restes avant de les réchauffer ou les consommer est largement répandu. Pourtant, cette pratique pourrait s’avérer risquée. « Cela ne suffit pas pour détecter la présence de bactéries ou de virus », explique-t-elle à Top Santé. Les micro-organismes pathogènes ne dégagent pas toujours d’odeur perceptible, ce qui rend ce réflexe inefficace pour écarter tout danger. Autant dire que la confiance accordée à ce test olfactif est trompeuse.
Le norovirus, un ennemi silencieux et tenace
Parmi les agents pathogènes les plus redoutés, le norovirus figure en tête de liste. Ce virus, responsable de gastro-entérites aiguës, est particulièrement résistant dans l’environnement. « Il peut survivre plusieurs jours sur des surfaces ou dans des aliments mal conservés », précise l’experte. Contrairement à certaines idées reçues, la chaleur du réfrigérateur n’élimine pas systématiquement ce virus. Une simple conservation à moins de 4°C est indispensable pour limiter sa prolifération.
Les aliments les plus à risque incluent les viandes, les poissons, les produits laitiers et les plats cuisinés laissés à température ambiante. Une mauvaise hygiène lors de la préparation ou du stockage peut également favoriser la contamination croisée. Les symptômes, qui apparaissent généralement entre 12 et 48 heures après l’ingestion, se manifestent par des nausées, des vomissements et des diarrhées. Dans les cas les plus graves, une déshydratation peut survenir, notamment chez les personnes fragiles comme les jeunes enfants ou les seniors.
Des recommandations strictes pour éviter les intoxications
Pour limiter les risques, les autorités sanitaires et les experts recommandent des mesures strictes. D’abord, les restes doivent être conservés au réfrigérateur à une température inférieure à 4°C et consommés dans un délai maximal de 72 heures. « Plus le temps passe, plus le risque augmente », souligne la virologue. Il est également conseillé de réchauffer les plats à plus de 70°C avant consommation, une température suffisante pour détruire la plupart des pathogènes.
Autre point crucial : l’hygiène des contenants. Les boîtes en plastique ou en verre doivent être lavées à l’eau chaude et au savon après chaque utilisation. Les torchons et éponges, souvent vecteurs de bactéries, doivent être changés régulièrement. Enfin, il est déconseillé de recongeler un plat déjà décongelé, car cela favorise la multiplication microbienne. Ces gestes simples, bien que contraignants, réduisent significativement les risques d’intoxication.
La virologue interviewée par Top Santé insiste sur l’importance de la prévention. « Mieux vaut jeter un douteux que risquer une intoxication », rappelle-t-elle. Avec l’arrivée des beaux jours et la multiplication des pique-niques ou repas pris à l’extérieur, la vigilance doit redoubler. Les collectivités locales et les associations de consommateurs devraient également jouer un rôle clé dans la diffusion de bonnes pratiques.
