Deux hommes ont été pendus en Iran après avoir été jugés coupables d’avoir dirigé des centaines de vols à main armée dans plusieurs provinces du pays, ont annoncé les autorités judiciaires iraniennes mercredi 2 septembre 2026. Selon nos confrères du Figaro, les frères Hamid et Saeed Najafi ont été exécutés après avoir épuisé toutes les voies de recours légales, de l’enquête judiciaire jusqu’à la confirmation de leur condamnation à mort par la Cour suprême.

Ce qu'il faut retenir

  • Les frères Hamid et Saeed Najafi ont été exécutés pour une série de crimes, dont plus de 200 vols à main armée
  • Ils étaient également poursuivis pour détention illégale d’armes, tirs contre des agents et des civils, ainsi que des actes de terrorisme
  • Leur gang a ciblé notamment des hôpitaux dans plusieurs provinces du pays
  • L’Iran a battu un record d’exécutions en 2025 avec 1 639 condamnations à mort, selon deux ONG
  • L’Iran est le deuxième pays au monde pour le nombre d’exécutions, derrière la Chine

Les deux frères figuraient parmi les membres d’un gang responsable de plus de deux cents vols à main armée, dont plusieurs commis dans des établissements hospitaliers répartis dans différentes provinces du pays. D’après le site du pouvoir judiciaire Mizan Online, cité par le Figaro, leur cas a suivi l’intégralité des procédures légales avant leur exécution.

Une procédure judiciaire exhaustive avant l’exécution

Les autorités iraniennes ont précisé que les deux hommes avaient été « pendus après avoir fait l’objet de toutes les procédures légales ». Leur condamnation à mort avait été confirmée par la Cour suprême, après une enquête judiciaire et plusieurs étapes de recours. Le site Mizan Online a détaillé les chefs d’accusation retenus contre eux : « une série de crimes, notamment des vols à main armée à grande échelle, la détention et le stockage d’armes à feu et de munitions illégales, des tirs contre des agents et des civils, et des actes de terrorisme ».

Ces éléments ont été rendus publics par le pouvoir judiciaire iranien, qui insiste sur le respect des garanties procédurales dans ce dossier. Aucune information supplémentaire n’a été communiquée sur les éventuels complices ou le déroulement précis des faits reprochés aux deux hommes.

Un record d’exécutions en Iran en 2025

L’exécution des frères Najafi s’inscrit dans un contexte marqué par une hausse significative des condamnations à mort en Iran. Selon un rapport publié par l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort (ECPM), basée à Paris, au moins 1 639 personnes ont été exécutées dans le pays en 2025. Ce chiffre représente un record depuis 1989, année où l’Iran avait connu un pic d’exécutions après la fin de la guerre Iran-Irak.

Pour 2026, les observateurs internationaux s’attendent à une poursuite de cette tendance, alors que les autorités iraniennes maintiennent une politique répressive en matière de sécurité publique. Amnesty International classe l’Iran comme le deuxième pays au monde en nombre d’exécutions, derrière la Chine, mais devant l’Arabie saoudite et l’Irak.

Un gang actif dans plusieurs provinces

Les frères Najafi faisaient partie d’un réseau criminel particulièrement actif, selon les éléments communiqués par les autorités. Leur gang aurait commis des centaines d’actes de vol à main armée, souvent caractérisés par leur violence et leur préparation minutieuse. Plusieurs de ces braquages auraient visé des hôpitaux, où les malfaiteurs savaient probablement que les mesures de sécurité étaient parfois moins strictes que dans d’autres établissements publics.

Les tirs contre des agents et des civils, mentionnés parmi les chefs d’accusation, laissent supposer que les frères Najafi n’hésitaient pas à recourir à la force armée pour atteindre leurs objectifs. Ces éléments renforcent l’image d’un groupe criminel organisé, capable de planifier des opérations d’envergure et de défier les autorités locales.

Et maintenant ?

Les autorités judiciaires iraniennes devraient continuer à appliquer une politique répressive en matière de sécurité publique, comme en témoignent les chiffres records d’exécutions en 2025. La communauté internationale, notamment les ONG de défense des droits humains, pourrait intensifier ses pressions sur Téhéran pour réduire le nombre de condamnations à mort. Cependant, aucune indication ne laisse présager un changement de cap à court terme, alors que le régime maintient une ligne dure face à la criminalité organisée.

Dans les prochains mois, les observateurs s’attendent à ce que de nouveaux procès aboutissent à des condamnations à mort, dans un contexte où les tensions sociales et sécuritaires restent élevées en Iran. La question des exécutions devrait donc rester au cœur des débats internationaux sur les droits humains.

Les frères Hamid et Saeed Najafi ont été condamnés pour plus de 200 vols à main armée, détention illégale d’armes et de munitions, tirs contre des agents et des civils, ainsi que pour des actes de terrorisme, selon les autorités judiciaires iraniennes.

En 2025, l’Iran a enregistré au moins 1 639 exécutions, un record depuis 1989. Le pays se classe comme le deuxième au monde pour le nombre d’exécutions, derrière la Chine, selon les ONG Iran Human Rights et ECPM.