Depuis le 28 février 2026, l’Iran subit les conséquences directes d’une guerre déclenchée contre Israël et les États-Unis, marquée par des frappes militaires et une crise économique sans précédent. Dans ce contexte, BMF - International a recueilli le témoignage d’un Iranien vivant à Téhéran sous le pseudonyme de Reza, révélant les conditions de vie d’une population prise en étau entre les violences et l’effondrement des repères économiques.
Ce qu'il faut retenir
- Depuis le 28 février 2026, l’Iran est engagé dans un conflit armé impliquant Israël et les États-Unis, selon BMF - International.
- Les civils iraniens subissent une inflation galopante, avec des prix multipliés par trois pour certains produits de base comme le café.
- Les bombardements et les coupures d’internet ont plongé la population dans un climat de stress permanent, notamment pour les enfants dont les examens sont reportés.
- Les Iraniens expriment une fatigue généralisée, entre deuil et instabilité économique, tout en gardant un espoir fragile dans la fin du conflit.
Une vie suspendue entre alertes et pénuries
Reza, un habitant de Téhéran, décrit une existence rythmée par les bombardements et les alertes permanentes. « Nous vivons dans les limbes », confie-t-il à BMF - International lors d’un entretien téléphonique le 30 avril 2026. La population est devenue « hypersensible aux bruits », au point de confondre le tonnerre avec des explosions. Les rues, autrefois animées, sont désormais marquées par un « silence étrange », où les regards des passants semblent vidés de toute émotion.
Cette tension psychologique s’ajoute aux coupures récurrentes d’internet, imposées par les autorités pour limiter la diffusion d’informations. Chaque appel ou message devient un risque, et les communications avec l’extérieur se raréfient. Pourtant, malgré ce contexte, les Iraniens tentent de maintenir une routine, comme l’explique Reza : « La vie continue, mais tout est devenu extrêmement difficile. »
« Tout est stressant, certaines personnes manifestent dans les rues (...) en temps de guerre, plus rien ne vous rend heureux. »
— Reza, habitant de Téhéran, selon BMF - International
L’éducation et l’avenir des jeunes en suspens
Parmi les conséquences les plus visibles de la guerre figure la perturbation du système éducatif. Les enfants suivent désormais des cours à distance, et les examens les plus importants ont été reportés sine die. « L’avenir de notre jeunesse est en jeu », souligne Reza. Les établissements scolaires, souvent fermés pour des raisons de sécurité, peinent à maintenir un enseignement régulier, tandis que les familles s’inquiètent de l’impact à long terme sur la scolarité de leurs enfants.
Les autorités iraniennes ont tenté de maintenir un semblant de normalité, mais les ressources manquent. Les salles de classe, autrefois pleines, se vident progressivement, et les enseignants, comme le reste de la population, doivent composer avec la fatigue et l’incertitude. Les examens nationaux, autrefois organisés avec rigueur, sont désormais repoussés « à la fin de la guerre », sans que personne ne sache quand celle-ci pourrait s’achever.
L’inflation, un fléau quotidien pour les ménages
Si les frappes militaires pèsent sur le moral des Iraniens, c’est l’inflation qui menace désormais leur survie. Selon Reza, les prix « augmentent jour après jour ». Prenant l’exemple du café, il indique que son coût a triplé en deux mois. Mais les craintes les plus pressantes concernent les produits essentiels : « Les informations qui circulent disent que d’ici quelques mois, des produits comme la viande, le poulet, le riz ou l’huile pourraient disparaître des rayons. »
Les rayons des supermarchés, autrefois bien approvisionnés, montrent des étagères de plus en plus vides. Les Iraniens, habitués à une relative abondance, se retrouvent confrontés à des choix cornéliens : réduire leurs portions ou se priver de certains aliments. Les marchés noirs, autrefois marginaux, se développent rapidement, alimentant un climat de méfiance et de précarité.
« Les prix augmentent jour après jour. (...) Des produits essentiels comme la viande, le poulet, le riz ou l’huile pourraient disparaître des rayons. »
— Reza, selon BMF - International
Entre épuisement et espoir fragile
La guerre a également exacerbé les divisions au sein de la société iranienne. Nombreux sont ceux qui, selon Reza, « sont contre la guerre », mais les manifestations restent limitées par la répression et la surveillance accrue. Les Iraniens, bien que résignés par la situation, gardent un espoir ténu : « Les Iraniens ont de l’espoir. Il est fragile, petit… mais il est vital », confie-t-il. Cet optimisme, bien que précaire, sert de moteur à une population épuisée par deux mois de conflit.
Pourtant, la fatigue est palpable. Les gestes sont mécaniques, les pas lourds, et les regards vides trahissent une lassitude générale. Les Iraniens, qui ont déjà traversé des décennies de sanctions et de tensions internationales, doivent désormais affronter une guerre à leur porte. « Se reconstruire prendra énormément de temps », estime Reza, résumant l’état d’esprit d’une nation en proie au doute.
Ce conflit, qui a débuté il y a deux mois, laisse entrevoir un hiver difficile pour une population déjà en proie à des difficultés sans précédent. Les prochaines semaines diront si l’Iran peut trouver un chemin vers la stabilité, ou si la guerre continuera de creuser les fractures sociales et économiques.
D’après le témoignage de Reza recueilli par BMF - International, les produits les plus menacés par la pénurie incluent la viande, le poulet, le riz et l’huile. Ces denrées pourraient disparaître des rayons dans les prochains mois en raison de l’inflation et des perturbations logistiques liées à la guerre.
Les examens nationaux ont été reportés en raison des perturbations causées par la guerre, notamment les bombardements et les coupures d’internet. Les établissements scolaires sont souvent fermés pour des raisons de sécurité, ce qui empêche une organisation normale des épreuves. Selon Reza, les plus grands examens ne pourront avoir lieu qu’une fois le conflit terminé.