Le 9 février 2026, jour anniversaire de la Révolution islamique, l'Iran est loin de célébrer dans l'union. Entre répression et manifestations, le pays est une poudrière. Et si le mot « liberté » résonne plus fort que jamais ?
On pourrait croire que 47 ans après la Révolution, les Iraniens auraient tourné la page. Pourtant, le vent de révolte souffle encore. Et cette fois, il charrie des mots qui font trembler le régime.
Un appel à la résilience qui sonne creux
L'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême du pays, a appelé ses concitoyens à faire preuve de « résilience ». Belle ironie quand on sait que cette résilience est justement ce qui manque cruellement au régime. (D'ailleurs, comment peut-on demander à un peuple de résister quand on l'écrase sous la botte ?)
Depuis des mois, les manifestations se succèdent. Les chiffres officiels ? Inconnus. Les chiffres des ONG ? Des centaines de morts, des milliers d'arrestations. Bref, le moins qu'on puisse dire, c'est que l'ambiance n'est pas à la fête.
Et puis, côté international, les tensions avec les États-Unis n'arrangent rien. Sanctions, menaces, diplomatie tendue... L'Iran est isolé. Et ça, Khamenei le sait.
La liberté, ce mot qui fait peur
Julie Dungelhoeff, grand reporter pour France 24, l'observe depuis des mois : le mot « liberté » revient sans cesse dans les manifestations. Comme un leitmotiv. Comme un espoir. Comme une provocation.
« On entend des slogans qui n'avaient jamais été prononcés aussi ouvertement », confie-t-elle. Autant dire que le régime a du souci à se faire. Parce que quand un peuple crie sa liberté, il est difficile de l'arrêter.
Et les réseaux sociaux ? Ils jouent un rôle clé. Malgré la censure, les vidéos des manifestations circulent. Les témoignages aussi. Résultat des courses : le monde entier voit ce que le régime veut cacher.
Et maintenant ?
Difficile de prédire ce que l'avenir réserve à l'Iran. Une chose est sûre : le régime est sous pression. Et pas seulement à l'intérieur. La communauté internationale observe. Les sanctions pleuvent. Les critiques aussi.
Mais le peuple iranien, lui, ne lâche rien. Et c'est peut-être ça, la vraie révolution. Pas celle de 1979. Celle de 2026. Celle qui se fait dans la rue. Celle qui se murmure sur les réseaux. Celle qui se crie dans les manifestations.
Alors, que va-t-il se passer ? Personne ne le sait. Mais une chose est sûre : l'Iran ne sera plus jamais comme avant.
FAQ
Parce qu'elles remettent en cause la légitimité du régime. En criant « liberté », les manifestants contestent l'ordre établi. Et ça, le régime ne peut pas le tolérer. (D'autant plus que ces manifestations sont massives et récurrentes.)
La communauté internationale est divisée. Certains pays, comme les États-Unis, condamnent fermement la répression et imposent des sanctions. D'autres, comme la Russie ou la Chine, adoptent une position plus nuancée. Bref, c'est compliqué.
Ils permettent de contourner la censure. Les vidéos des manifestations, les témoignages, les appels à la mobilisation circulent malgré la répression. Résultat : le monde entier voit ce que le régime veut cacher.
