Une première mondiale a été réalisée à Turin, en Italie, où une patiente de 67 ans, aveugle depuis cinq ans, a recouvré la vue grâce à une greffe innovante. Ce lundi 27 juillet 2026, des chirurgiens ont transféré des tissus sains de son œil gauche vers le droit, permettant ainsi la reconstruction d’un œil fonctionnel. Selon Top Santé, cette intervention, encore expérimentale, ouvre de nouvelles perspectives pour le traitement de certaines formes de cécité.

Ce qu'il faut retenir

  • Une Italienne de 67 ans, aveugle depuis cinq ans, a retrouvé la vue à Turin le 27 juillet 2026.
  • La technique utilisée consiste à greffer des tissus sains de l’œil gauche vers l’œil droit pour restaurer la vision.
  • Cette opération, qualifiée de « première mondiale » par les médecins, marque une avancée majeure en ophtalmologie.
  • Les chirurgiens ont ciblé une reconstruction partielle de l’œil, suffisante pour permettre une vision fonctionnelle.

Une intervention inédite à Turin

L’opération s’est déroulée au sein du Centre hospitalier Molinette de Turin, un établissement reconnu pour ses avancées en chirurgie ophtalmologique. Les médecins ont exploité une particularité rare : l’œil gauche de la patiente, bien que non fonctionnel, conservait des tissus sains exploitables. En les transplantant vers l’œil droit, les chirurgiens ont pu reconstruire une cornée et un système optique capables de capter la lumière. Top Santé souligne que cette approche diffère des greffes classiques, qui nécessitent généralement un donneur externe.

L’équipe médicale, dirigée par le Pr. Marco Rossi, a souligné que l’intervention s’est déroulée sans complication majeure. « Nous avons travaillé sur une structure oculaire partiellement préservée, ce qui a facilité la reconstruction », a déclaré le chirurgien. La patiente, dont l’identité n’a pas été révélée, a commencé à percevoir des formes et des contrastes dès les premiers jours postopératoires.

Une technique prometteuse, mais encore limitée

Si cette greffe marque un tournant, les spécialistes rappellent que son application reste aujourd’hui très encadrée. Selon Top Santé, cette méthode ne convient qu’aux patients présentant une dégénérescence partielle de la cornée ou du nerf optique, et non à ceux souffrant de cécité totale. « Cette première mondiale montre que la science progresse, mais il est encore trop tôt pour généraliser cette technique », tempère le Dr. Elena Bianchi, ophtalmologiste à l’hôpital de Milan.

Les experts insistent sur le fait que les résultats à long terme doivent encore être évalués. Les risques de rejet ou de complications postopératoires, bien que minimisés dans ce cas, ne peuvent être totalement écartés. Par ailleurs, cette intervention ne permet pas de restaurer une vision parfaite : la patiente percevra probablement des images floues ou déformées au début, avec une amélioration progressive grâce à la rééducation.

Et maintenant ?

Les équipes turinoises prévoient de suivre de près l’évolution de la patiente sur plusieurs mois, afin d’évaluer la durabilité des résultats. D’autres essais cliniques pourraient être lancés d’ici la fin de l’année, sous réserve de l’autorisation des autorités sanitaires italiennes. Si les premiers résultats se confirment, cette technique pourrait inspirer des protocoles similaires dans d’autres pays européens. Pour l’heure, les chercheurs restent prudents : « Nous devons valider cette approche sur un plus grand nombre de patients avant d’envisager une diffusion large », précise le Pr. Rossi.

Un espoir pour des milliers de patients

En Europe, près de 2 millions de personnes souffrent de cécité ou de malvoyance sévère, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette avancée, bien que circonscrite à un cas précis, suscite un vif intérêt dans la communauté médicale. « Toute innovation qui permet de redonner une autonomie visuelle est une bonne nouvelle, mais il faut rester réaliste sur les limites de cette technique », commente le Dr. Bianchi. Les associations de patients, comme la Fédération des aveugles et malvoyants, saluent toutefois cette avancée, tout en appelant à la prudence.

Reste à savoir si cette première mondiale ouvrira la voie à des solutions plus accessibles pour les milliers de patients en attente d’une solution thérapeutique. Pour l’instant, les regards se tournent vers Turin, où la science vient peut-être de franchir un cap décisif.

Non. Selon les experts cités par Top Santé, cette greffe ne concerne que les patients présentant une dégénérescence partielle de la cornée ou du nerf optique. Elle n’est pas adaptée aux cas de cécité totale ou de lésions irréversibles du nerf optique.