Les Jeunes agriculteurs, principal syndicat professionnel du secteur, ont présenté hier, lundi 31 août 2026, un « livre blanc » recensant des solutions à court et moyen termes pour limiter les effets de la sécheresse sur les exploitations. L’organisation syndicale réclame notamment la mise en place rapide d’une « contribution générale sur l’impôt » destinée à compenser les pertes liées aux canicules répétées, en s’inspirant du modèle de l’« impôt sécheresse » instauré en 1976. Une mesure jugée indispensable par les professionnels du secteur, alors que les épisodes de sécheresse se multiplient et menacent la pérennité de nombreuses exploitations.
Ce qu'il faut retenir
- Les Jeunes agriculteurs ont dévoilé un « livre blanc » de solutions contre la sécheresse le 31 août 2026.
- Ils proposent la création d’une contribution générale sur l’impôt, inspirée de l’impôt sécheresse de 1976.
- Cette contribution vise à compenser les pertes subies par les agriculteurs lors des épisodes de canicule.
Selon nos confrères de Ouest France, l’initiative s’inscrit dans un contexte marqué par des sécheresses de plus en plus fréquentes et intenses, qui fragilisent les exploitations agricoles à travers le pays. Le syndicat souligne que les dispositifs actuels, comme les aides d’urgence, ne suffisent plus à couvrir l’ampleur des dégâts. « Il faut du concret et du rapide », a insisté l’organisation dans son communiqué, avant d’ajouter : « Les agriculteurs ne peuvent plus attendre. Chaque jour de retard aggrave la situation. »
Le « livre blanc » présenté lundi propose également d’autres pistes, comme le renforcement des stocks d’eau ou encore l’adaptation des cultures aux nouvelles conditions climatiques. Les Jeunes agriculteurs appellent à une mobilisation immédiate des pouvoirs publics, alors que la France a déjà connu plusieurs vagues de chaleur dévastatrices ces dernières années. L’agriculture, premier secteur économique impacté par ces aléas climatiques, voit ses marges se réduire et certains éleveurs ou céréaliers envisager de cesser leur activité.
Ce n’est pas la première fois que le syndicat alerte sur l’urgence d’agir. Déjà en 2022 et 2023, les épisodes de sécheresse avaient provoqué des pertes estimées à plusieurs milliards d’euros. Pourtant, malgré les promesses répétées de l’État, les dispositifs d’indemnisation peinent à suivre. En 1976, l’impôt sécheresse avait permis de mobiliser des fonds exceptionnels pour soutenir les agriculteurs. Les Jeunes agriculteurs souhaitent donc reproduire ce mécanisme, mais sous une forme plus pérenne et généralisée.
Pour les observateurs, la question dépasse le cadre d’une simple aide financière. Elle interroge sur la capacité de la France à adapter son modèle agricole face au changement climatique. Entre résilience et transition, le débat s’annonce complexe. Une chose est sûre : sans mesures structurelles, le risque est grand de voir s’effondrer un secteur déjà en grande difficulté.
Les prochaines récoltes, notamment celles des céréales et des oléagineux, seront scrutées de près. Les agriculteurs, eux, attendent des actes. « On ne veut plus de promesses, on veut des solutions », a conclu un porte-parole du syndicat.
L’impôt sécheresse de 1976 était une contribution exceptionnelle prélevée sur les revenus agricoles pour indemniser les agriculteurs touchés par une sécheresse historique. Ce dispositif avait permis de mobiliser des fonds importants en urgence, sans attendre les mécanismes classiques d’indemnisation.