Lors du tournoi de Grand Chelem d’Oulan-Bator, en Mongolie, qui s’est tenu ce week-end, la délégation française féminine a brillé avec trois médailles. Audrey Tcheuméo (-78 kg) et Romane Dicko (+78 kg) ont remporté chacune l’argent, tandis que Célia Cancan (+78 kg) a décroché le bronze. Selon RMC Sport, ces performances placent les Françaises en tête du classement olympique des nations, avec un total de 700 points, loin devant leurs concurrentes.

Ce qu'il faut retenir

  • Deux médailles d’argent pour la France grâce à Audrey Tcheuméo (-78 kg) et Romane Dicko (+78 kg) lors du Grand Chelem d’Oulan-Bator.
  • Célia Cancan (+78 kg) complète le podium avec une médaille de bronze.
  • Les Françaises totalisent 700 points au classement olympique, un score qui les place en tête des nations.
  • Les hommes, en revanche, n’ont pas réussi à monter sur le podium, avec une seule occasion manquée pour Maxime-Gaël Ngayap-Hambou (-90 kg).
  • Le Japon domine largement la compétition avec 8 titres sur 14 possibles.

Des Françaises en quête de podiums avant les Jeux

La compétition d’Oulan-Bator marque un nouveau chapitre dans la préparation des judokates françaises pour les Jeux Olympiques de 2026. Selon RMC Sport, les trois médailles remportées par les Tricolores lors de ce tournoi s’ajoutent à l’argent déjà obtenu par Sarah-Léonie Cysique (-57 kg) en début de semaine. Autant dire que la délégation française féminine est en forme, avec une dynamique qui pourrait faire la différence lors de l’échéance majeure.

Côté masculin, la journée a été plus difficile. Maxime-Gaël Ngayap-Hambou (-90 kg) a frôlé le podium, mais s’est incliné en demi-finale face au Sud-Coréen Kim avant de perdre le match pour la troisième place contre le Serbe Rutovic. Les hommes restent toutefois en Mongolie pour un stage international avant de reprendre la compétition en France puis à l’étranger en août.

Audrey Tcheuméo, 20e médaille en Grand Chelem à 37 ans

Avec une médaille d’argent à Oulan-Bator, Audrey Tcheuméo signe sa 20e médaille en Grand Chelem, une performance qui confirme son statut de figure incontournable du judo français. Non sélectionnée pour les championnats d’Europe cette année, la judokate a démontré une fois de plus sa résilience. Face à l’Allemande Olek, vice-championne du monde 2025, elle a livré un combat intense en quart de finale, s’imposant avec deux yukos. En demi-finale, elle a marqué les esprits avec un tai-otoshi (barrage) contre la Néerlandaise Van Heemst, une technique qui a impressionné les observateurs.

Le seul regret de Tcheuméo ? Une finale perdue face à l’Émiratie Lytvynenko, médaillée mondiale et européenne. Cette défaite intervient alors que la Française avait dominé son adversaire tout au long du tournoi. Une performance qui répond aux ambitions affichées par Kaïla Issoufi, médaillée de bronze aux derniers championnats d’Europe.

Romane Dicko en progression, Célia Cancan confirme

Romane Dicko a elle aussi confirmé sa bonne forme en remportant l’argent. La judokate de +78 kg a montré des progrès techniques notables, notamment avec un sumi-otoshi (technique de sacrifice) contre la Chinoise. Une victoire qui s’ajoute à sa troisième place obtenue aux championnats d’Europe en avril à Tbilissi. La Croate Vukovic avait été battue sur un pas chassé, tandis que la jeune Célia Cancan, 19 ans, a été vaincue par un ko uchi-gari (fauchage intérieur).

Célia Cancan, qui a battu l’Estonienne Aktas – vainqueure de Dicko aux championnats d’Europe –, a remporté sa deuxième médaille en Grand Chelem. Une performance qui laisse entrevoir un avenir prometteur pour cette jeune judokate. Les trois médailles féminines s’ajoutent à l’argent de Sarah-Léonie Cysique, qui avait ouvert le bal en début de semaine.

Le Japon écrase la compétition, les hommes restent en Mongolie

Avec 8 titres sur 14 possibles, le Japon a confirmé sa domination lors de ce tournoi. Une performance qui rappelle l’écart technique entre les judokates nippones et leurs concurrentes. Côté français, les espoirs reposent désormais sur les épaules des médaillées d’Oulan-Bator, qui ont montré qu’elles pouvaient rivaliser avec les meilleures.

Les hommes, en revanche, n’ont pas réussi à briller. Après l’échec de Ngayap-Hambou, les Français repartent bredouilles de Mongolie. Ils restent toutefois sur place pour un stage international avant de reprendre l’entraînement en France, puis de partir en stage à l’étranger en août. Une préparation qui s’apparente davantage à un marathon qu’à un sprint, selon les observateurs.

Et maintenant ?

Les prochaines échéances pour les Françaises seront les championnats du monde en Azerbaïdjan, prévus dans trois mois. Romane Dicko et Audrey Tcheuméo y affronteront leurs principales rivales, les Japonaises et les Coréennes, dans l’optique de peaufiner leur préparation pour les Jeux Olympiques. Côté masculin, l’objectif sera de revenir plus fort après ces résultats mitigés.

Pour les judokates françaises, l’enjeu est désormais de capitaliser sur ces performances pour aborder les prochains tournois avec confiance. La route vers Paris 2026 sera longue, mais les récents résultats laissent entrevoir de belles perspectives.

Les championnats du monde en Azerbaïdjan, prévus dans trois mois, constituent la prochaine grande échéance pour Romane Dicko, Audrey Tcheuméo et Célia Cancan. Ce tournoi servira de répétition générale avant les Jeux Olympiques de Paris 2026.