La Hongrie est actuellement confrontée à une sécheresse persistante, un phénomène particulièrement préoccupant sur le territoire de la Grande Plaine, dans la partie orientale du pays, comme le rapporte Euronews FR. Selon le service météorologique national hongrois, le HungaroMet, le mois d'avril de cette année a été particulièrement critique, avec des précipitations quasi inexistantes. Cette situation met en lumière les défis environnementaux et économiques auxquels le pays est confronté.

Au cours des 90 derniers jours, les précipitations ont été inférieures de 20 à 70 millimètres à la moyenne, ce qui a des conséquences significatives sur l'agriculture et les ressources en eau. L'année dernière, 550 000 hectares ont été touchés par la sécheresse, et les assureurs ont versé près de 40 milliards de HUF d'indemnités. Cette année pourrait être pire encore, puisque 90 % des terres du pays sont déjà menacées par la sécheresse.

Ce qu'il faut retenir

  • La Hongrie est confrontée à une sécheresse persistante, particulièrement préoccupante dans la Grande Plaine.
  • Les précipitations en avril ont été quasi inexistantes, avec des déficits allant de 20 à 70 millimètres par rapport à la moyenne.
  • 550 000 hectares ont été touchés par la sécheresse l'année dernière, avec des indemnisations de 40 milliards de HUF.
  • 90 % des terres du pays sont menacées par la sécheresse cette année.

Les conséquences de la sécheresse

Certaines régions de Hongrie n'ont pas reçu de pluie depuis un mois, et la situation des cultures est devenue critique. Le niveau des rivières, des eaux stagnantes et même des nappes phréatiques est extrêmement bas. Le lac de Velence, par exemple, connaît une pénurie d'eau évidente, avec des parties du rivage où l'on peut marcher jusqu'à quinze ou vingt mètres de la ligne de rivage.

Le maire de Gárdony, Árpád Pál Eötvös, estime que le recours à l'eau du Danube reste une solution provisoire et qu'à long terme, seul un nouveau réseau de canalisations constituerait une mesure durable. Il a lancé plusieurs programmes pour sauver les ressources en eau du lac, mais tous les maires du lac n'ont pas été coopératifs.

Les mesures d'urgence

Péter Magyar, le Premier ministre tout juste entré en fonction, a chargé László Gajdos, appelé à diriger le ministère de l’Environnement, d'élaborer un plan d'urgence de gestion de l'eau. Parmi les mesures préconisées, il a appelé tous ceux qui le peuvent à s'abstenir de tondre leur pelouse au moins jusqu'à la fin du mois de mai, soulignant qu'une herbe fréquemment coupée entraîne un besoin d’arrosage beaucoup plus important.

Les autorités appellent également à une mobilisation citoyenne. Selon le porte-parole adjoint de l'Autorité nationale de l'eau, le déficit hydrique accumulé au cours des cinq dernières années équivaut à une année entière de pluie. Le porte-parole a expliqué que « hier encore, nous avons visité un site avec les pêcheurs d'eau de Sárrét, le long de la frontière roumaine, dans le Petit Sárret, où l'autorité de l'eau travaille avec ces ONG depuis plus d'un an pour retenir l'eau dans la région ».

Et maintenant ?

Les maires de la région attendent avec impatience que Viktória Bögi représente la circonscription, celle-ci ayant fait de la protection du lac une priorité absolue de sa campagne. Il reste à voir comment les autorités hongroises vont gérer cette situation de sécheresse et quels seront les prochains pas pour atténuer ses effets sur l'environnement et l'économie.

En conclusion, la sécheresse en Hongrie constitue un défi majeur qui nécessite une action urgente et concertée. Les mesures d'urgence et la coopération entre les autorités et les citoyens seront cruciales pour faire face à cette situation et prévenir des conséquences encore plus graves à l'avenir.