D'après Reporterre, la jeunesse albanaise est en pleine révolte contre le gouvernement et la corruption. « Avec ce système pourri, on n'a aucune perspective », a déclaré Rejn, une étudiante en architecture de 18 ans, qui participe aux manifestations à Tirana.
Ces derniers jours, les manifestations ont pris une tournure plus violente, avec des affrontements entre les manifestants et la police. Les manifestants réclament le départ du Premier ministre, Edi Rama, qui est au pouvoir depuis 2013 et qu'ils accusent de corruption et d'autoritarisme.
Ce qu'il faut retenir
- La jeunesse albanaise est en révolte contre la corruption et le gouvernement
- Les manifestations ont pris une tournure plus violente ces derniers jours
- Les manifestants réclament le départ du Premier ministre, Edi Rama
- Le gouvernement est accusé de corruption et d'autoritarisme
- Les manifestations ont lieu depuis plusieurs semaines à Tirana
Le contexte des manifestations
Les manifestations ont commencé fin mai en réaction à un projet de complexe touristique lié au clan de Donald Trump dans une zone protégée du littoral. La contestation a rassemblé pendant 140 jours des manifestants pacifiques, mais a pris aujourd'hui des allures d'insurrection.
La Gen Z albanaise exprime violemment son ras-le-bol d'une classe politique éclaboussée par les affaires et soupçonnée de liens avec les réseaux criminels impliqués dans le trafic de cocaïne. « Depuis que Rama est au pouvoir, les criminels ont même réussi à se faire élire au Parlement », a dénoncé Albin, 27 ans.
La répression policière
La répression policière a fait de nombreux blessés et plus d'un millier d'interpellations ont été répertoriées. Les forces anti-émeute ont fait un usage massif des canons à eau et de gaz lacrymogène. Les affrontements sont particulièrement violents en soirée, lors des charges policières.
Les nombreuses vidéos de violences policières suscitent une vive indignation dans un pays qui n'est pas habitué à ce genre de brutalités de la part des forces de l'ordre. « Je condamne les violences contre la police et les institutions, mais les violences policières contre les jeunes sont inacceptables », a déclaré Drini Imami, un professeur d'agroéconomie.
La position du gouvernement
Edi Rama a qualifié certains étudiants « d'extrémistes » et a dénoncé des ingérences étrangères. Il a également annoncé vouloir abaisser l'âge de la responsabilité pénale et a affiché son soutien sans faille aux policiers, dont près de 200 auraient été blessés, en annonçant une prime de 2 500 euros.
En conclusion, la situation en Albanie est très tendue et les prochaines semaines seront décisives pour l'avenir du pays. La jeunesse albanaise est déterminée à faire entendre ses revendications et à obtenir des changements. Il est important de suivre de près l'évolution de la situation et de soutenir les efforts de la communauté internationale pour promouvoir la paix et la démocratie en Albanie.