La place Vendôme à Paris n’a plus de secrets pour Brigitte Ermel. Après y avoir forgé son expertise en joaillerie, cette professionnelle chevronnée a choisi de revenir dans sa Bretagne natale pour y implanter un atelier dédié à la transmission de son savoir-faire. Installée depuis peu à Ploërmel, dans le Morbihan, elle y forme désormais de nouveaux talents tout en perpétuant une tradition artisanale exigeante.
Ce qu'il faut retenir
- Brigitte Ermel, joaillière expérimentée, a ouvert un atelier à Ploërmel (Morbihan) pour enseigner son métier.
- Son parcours l’a menée jusqu’à la place Vendôme à Paris, symbole de l’excellence en joaillerie.
- L’objectif est double : transmettre un savoir-faire artisanal et faire éclore de nouveaux talents dans sa région.
Selon nos confrères de Ouest France, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de valorisation des métiers d’art en Bretagne. Brigitte Ermel, qui a acquis une renommée internationale pour ses créations, a souhaité ancrer son activité dans sa région d’origine. « Revenir en Bretagne après des années passées à Paris était une évidence, a-t-elle déclaré. Ici, on respire l’authenticité, et c’est dans ce terreau que je veux transmettre ce qui m’a été appris. »
L’atelier, installé au cœur de Ploërmel, n’est pas seulement un lieu de production. Il devient rapidement un espace de formation où des apprentis pourront découvrir les techniques de la joaillerie haut de gamme. Brigitte Ermel a indiqué qu’elle accueillera dès l’automne 2026 ses premiers élèves, sélectionnés pour leur motivation et leur potentiel. « On ne s’improvise pas joaillier, a-t-elle souligné. Il faut du temps, de la patience et une vraie passion. »
Une carrière marquée par l’excellence
Avant de s’installer en Bretagne, Brigitte Ermel a travaillé pendant près de vingt ans dans les plus grands ateliers parisiens de la place Vendôme. Ce quartier, souvent considéré comme l’épicentre de la joaillerie de luxe, a forgé sa réputation. Ses créations, souvent inspirées par des motifs celtiques, ont été exposées dans des salons internationaux, lui valant plusieurs distinctions. « La Vendôme m’a appris la rigueur et l’exigence, explique-t-elle. Mais c’est en Bretagne que je retrouve l’inspiration de mes origines. »
Son retour en Bretagne s’accompagne d’un projet ambitieux : créer une école informelle où l’on enseigne non seulement les gestes techniques, mais aussi l’histoire des pierres et des métaux. « Aujourd’hui, beaucoup de jeunes veulent travailler dans la joaillerie, mais ils ne connaissent pas toujours les fondements du métier, précise-t-elle. Mon atelier sera là pour combler ce manque. »
Un ancrage local pour une filière en mutation
L’initiative de Brigitte Ermel s’inscrit dans un contexte où les métiers d’art en Bretagne cherchent à se réinventer. La région, déjà connue pour ses artisans du verre ou du textile, voit émerger de nouvelles vocations dans le luxe artisanal. Des collectivités locales, comme celle de Ploërmel, soutiennent ces projets pour dynamiser l’économie locale. « On mise sur la qualité et l’authenticité, a indiqué un responsable de la mairie. Des ateliers comme celui de Brigitte Ermel sont des leviers pour attirer une nouvelle clientèle et former des professionnels. »
Pour l’heure, l’atelier fonctionne avec une petite équipe, mais Brigitte Ermel a d’ores et déjà prévu d’élargir ses activités. Elle collabore avec des fournisseurs locaux pour s’approvisionner en or et en pierres, une démarche qui s’aligne sur ses valeurs écoresponsables. « Travailler avec des partenaires bretons, c’est aussi réduire notre empreinte, a-t-elle expliqué. Et puis, ça crée du lien. »
Quant à la production, elle continuera à alterner entre commandes privées et créations originales, avec l’ambition de présenter une collection lors du prochain Salon des Métiers d’Art de Rennes, prévu en mars 2027.
D’après Ouest France, Brigitte Ermel a principalement financé son installation grâce à ses économies et à des subventions locales, notamment dans le cadre des aides à la création d’entreprises artisanales en Bretagne.