La justice britannique a confirmé, ce mercredi 11 mars, l’abandon des poursuites pour 'infraction terroriste' visant Mo Chara, membre du groupe Kneecap, trio nord-irlandais, suite au rejet de l'appel du parquet britannique.

Ce qu'il faut retenir

  • Mo Chara, alias Liam O’Hanna, avait été inculpé en mai 2025 pour avoir affiché un drapeau du Hezbollah lors d'un concert à Londres en novembre 2024.
  • Un juge a classé l'affaire le 26 septembre 2025 en raison d'un vice de procédure lié au délai légal d'inculpation non respecté.
  • La Haute Cour de Londres a confirmé l'abandon des poursuites, rejetant ainsi l'appel du procureur britannique.
  • Mo Chara a réagi en soulignant que cette affaire était liée à la Palestine et à la liberté d'expression.

Mo Chara, dont le vrai nom est Liam O’Hanna (ou Liam Og O hAnnaidh en gaélique), avait été accusé d'incitation au terrorisme pour avoir exhibé un drapeau du Hezbollah, groupe classé comme terroriste au Royaume-Uni, lors d'un concert à Londres. Cependant, un juge a estimé que le délai d'inculpation de six mois n'avait pas été respecté d'un jour, rendant l'accusation 'illégale et nulle', ce qui a conduit à l'abandon des poursuites.

La position de Kneecap

Le groupe Kneecap, originaire de Belfast, s'est réjoui de cette décision juridique en exprimant sur les réseaux sociaux que cette affaire n'avait jamais été une menace pour le public, ni liée au terrorisme, mais plutôt liée à la question de la Palestine et de la liberté d'expression. Mo Chara, âgé de 28 ans, a déclaré par l'intermédiaire de ses avocats que cette procédure avait pour objectif de réprimer la prise de parole.

Et maintenant ?

Il reste à voir si cette affaire aura des répercussions sur la liberté artistique et d'expression au Royaume-Uni, ainsi que sur la manière dont les artistes abordent des questions politiquement sensibles dans leurs œuvres.

Le groupe Kneecap a connu la notoriété en 2024 avec la sortie de son album 'Fine Art' et d'un documentaire fictif remarqué, primé notamment au festival du film de Sundance aux États-Unis. Engagé politiquement, le groupe rappe en gaélique irlandais et dénonce la présence britannique en Irlande du Nord.