Le procès pénal contemporain repose sur le principe cardinal de la présomption d'innocence, qui protège toute personne poursuivie contre l'erreur judiciaire et organise la prudence du juge face au pouvoir de punir. Cependant, un paradoxe apparaît dès lors que l'on prend conscience du déséquilibre qui règne actuellement au sein du procès pénal. Selon nos confrères de Le Monde, la personne poursuivie bénéficie d'un statut procédural clair et protecteur, tandis que la victime alléguée reste dépourvue de statut équivalent.

Ce qu'il faut retenir

  • La présomption d'innocence est un principe fondamental du procès pénal.
  • La victime alléguée n'a pas de statut procédural équivalent à celui de la personne poursuivie.
  • Le procès pénal peut devenir une épreuve supplémentaire pour les personnes qui dénoncent une infraction.

Le droit européen a mis en lumière cette réalité longtemps ignorée, selon lequel la justice peut devenir une épreuve supplémentaire pour les personnes qui dénoncent une infraction. Les auditions répétées, les confrontations inutiles, les propos culpabilisants, les stéréotypes sexistes et la durée excessive des procédures peuvent produire ce que les spécialistes appellent une victimisation secondaire.

Et maintenant ?

Il est difficile de prédire ce qui se passera ensuite, mais il est important de surveiller les prochaines décisions de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) et des juridictions nationales. Il faudra également voir comment les institutions et la société répondront à cette réalité.

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a rappelé cette réalité dans plusieurs décisions, notamment dans l'arrêt E.A. c. France du 4 septembre 2025. Dans cette affaire, les juridictions nationales avaient considéré que le prétendu contrat sadomasochiste entre un chef de service hospitalier et une préparatrice en pharmacie de dix-huit ans sa cadette suffisait pour établir le consentement de cette dernière aux relations sexuelles dénoncées. Pour la Cour européenne, cette lecture erronée de la situation, qui méconnaît à la fois l'emprise psychologique exercée par l'agresseur et la vulnérabilité de la victime, a exposé celle-ci à une forme de victimisation secondaire résultant du fonctionnement même de la justice.

Il est essentiel de souligner que la justice doit être un lieu où les personnes peuvent se sentir en sécurité et où leur dignité est respectée. Les institutions et la société doivent prendre en compte les conséquences de leur action sur les victimes et les personnes qui dénoncent une infraction.

En conclusion, la justice peut devenir une épreuve supplémentaire pour les personnes qui dénoncent une infraction. Il est essentiel de prendre en compte les conséquences de la justice sur les victimes et les personnes qui dénoncent une infraction.

La victimisation secondaire est le processus par lequel les institutions et la société peuvent nuire aux victimes en les faisant subir des dommages supplémentaires après l'infraction initiale.

La Cour européenne des droits de l'homme est un organisme international qui défend les droits de l'homme et veille à ce que les États membres de l'Union européenne respectent les droits de l'homme.

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