Pour sa 18e édition, la biennale internationale de photographie Nicéphore+ à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) mettra à l’honneur la série «And There Was Light» de la photographe Dora Tishmann. L’événement, qui se tiendra du 3 au 24 octobre 2026, propose une exploration visuelle où la matière est électrisée par des flashs lumineux, selon Libération.
Ce qu'il faut retenir
- La série «And There Was Light» de Dora Tishmann sera exposée lors de la 18e édition de la biennale Nicéphore+, à Clermont-Ferrand.
- L’exposition se déroulera du 3 au 24 octobre 2026 dans le Puy-de-Dôme.
- Les œuvres de Tishmann jouent avec les éclairs lumineux pour révéler la matière sous un angle inédit.
- Cette édition de la biennale mettra en avant des expérimentations photographiques contemporaines.
Une approche expérimentale de la photographie
Dora Tishmann y présente une série où la lumière devient un outil de transformation de la matière photographique. Ses clichés, réalisés à l’aide de flashs intenses, donnent l’impression que les surfaces captées sont traversées par des décharges électriques. Cette technique, à la frontière entre la photographie et la performance, interroge les limites du médium, comme le rapporte Libération.
Selon la photographe, ces « flash-blacks » permettent de révéler des textures et des structures invisibles à l’œil nu. Les tirages, souvent de grand format, jouent sur les contrastes violents entre ombres et lumières, créant des effets visuels percutants. L’artiste explique que son travail vise à « matérialiser l’éphémère », une approche qui s’inscrit dans les courants contemporains de la photographie expérimentale.
Clermont-Ferrand, capitale de la photographie en octobre 2026
La biennale Nicéphore+, nommée en hommage à Nicéphore Niépce, pionnier de la photographie, est devenue un rendez-vous incontournable pour les amateurs et professionnels du secteur. Pour sa 18e édition, l’événement promet de rassembler des artistes internationaux autour de thèmes innovants. Cette année, la manifestation mettra en lumière des œuvres qui repoussent les frontières traditionnelles du médium, avec une attention particulière portée aux techniques hybrides.
Le Puy-de-Dôme, terre d’accueil de l’événement, accueillera les visiteurs dans des lieux emblématiques de Clermont-Ferrand, dont certains sites historiques seront réinvestis pour l’occasion. Selon les organisateurs, plus de 50 expositions seront proposées, avec une programmation incluant des projections, des débats et des ateliers pratiques. La série de Dora Tishmann, présentée dans le cadre de la section « Expérimentations », y occupera une place centrale.
Un dialogue entre technologie et création artistique
L’œuvre de Tishmann s’inscrit dans une démarche où la technologie – ici, les flashs électroniques – devient un prolongement de la création. Les clichés produits, souvent décrits comme « sculpturaux », jouent sur la matérialité de la lumière et ses interactions avec les surfaces. La photographe, qui travaille depuis plusieurs années sur ces techniques, a précisé à Libération que « chaque flash est une prise de risque, une tentative de capturer l’instant où la matière semble se désintégrer avant de se recomposer ».
Cette approche, à la fois scientifique et poétique, attire l’attention des critiques et du public. Certains y voient une métaphore des transformations sociales et technologiques contemporaines, tandis que d’autres soulignent son caractère purement esthétique. Quoi qu’il en soit, la série «And There Was Light» incarne une volonté de repenser les codes de la photographie traditionnelle.
Dans un paysage artistique où les frontières entre les disciplines s’estompent, la série «And There Was Light» pose une question simple mais essentielle : jusqu’où la photographie peut-elle encore se réinventer ?