Les consommateurs allemands, comme leurs homologues français, sont confrontés à la flambée des prix des carburants, ce qui a poussé le gouvernement fédéral à prendre des mesures pour aider les automobilistes et les entreprises. Selon BFM Business, le ministre des Transports allemand, Patrick Schnieder, a récemment évoqué la fin de la réduction provisoire d'une des taxes sur les produits pétroliers, qui devrait prendre fin le 1er juillet.
Cette mesure, mise en place en avril, a réduit de 17 centimes par litre l'une des trois taxes sur les produits pétroliers en vigueur dans le pays. Alors que cette aide devrait bientôt prendre fin, l'inquiétude grandit parmi les consommateurs et les entreprises. Dans un entretien au journal Handelsblatt, Patrick Schnieder a expliqué que « L'État atteint à un moment donné ses limites. Je me concentre donc principalement sur le transport routier de marchandises. Il a un impact important sur ce que nous ressentons au quotidien. Ces prix sont répercutés, les aliments et les biens de consommation courante deviennent chers. Les petites entreprises, en particulier, ont du mal ».
Ce qu'il faut retenir
- La réduction fiscale sur l'essence devrait prendre fin le 1er juillet.
- Le ministre des Transports allemand, Patrick Schnieder, écarte toute pénurie de carburants cet été.
- Les énergies fossiles ne sont pas l'avenir, selon Patrick Schnieder, qui plaide pour une révolution culturelle dans le pays.
- Le ministre souhaite protéger la puissante industrie automobile allemande face à la perspective de la fin des moteurs thermiques en Europe.
La situation actuelle
En Allemagne, certaines autoroutes n'ont pas de limitation de vitesse, ce qui a poussé le ministre à expliquer que « Je ne pense pas que l'État doive réglementer cela. Celui qui roule à 200 sur l'autoroute sait que le réservoir se vide plus vite – et il le ressent aussi dans son portefeuille ».
Patrick Schnieder a également souligné que les énergies fossiles ne sont pas l'avenir et que « nous accélérons la transformation. La mobilité électrique croît nettement et nous soutenons également les moteurs électriques et l'hydrogène pour les véhicules utilitaires lourds. Globalement, nous nous rendons moins dépendants des énergies fossiles. Cela prend du temps, mais nous mettons en place les bonnes conditions ».
Les perspectives pour l'avenir
Le ministre des Transports allemand a également évoqué la perspective de la fin des moteurs thermiques en Europe, qui pourrait avoir des conséquences sur l'industrie automobile allemande. Il a expliqué que « ces conditions nous semblent assez déroutantes. Nous ne réussirons la transformation qu'avec l'économie et l'industrie, sans nous affaiblir nous-mêmes. Pour cela, l'industrie automobile a besoin de plus de flexibilité sur le chemin vers l'objectif, sans remettre en question les objectifs de protection du climat ».
Patrick Schnieder a également rappelé que l'industrie automobile est un pilier essentiel de l'économie nationale allemande et que « le moteur thermique ne disparaîtra pas du jour au lendemain dans le monde entier ».
La situation aérienne
Du côté de l'aérien, le responsable politique se veut rassurant, expliquant que « nous importons environ 50% du kérosène nécessaire, les autres 50% sont produits localement. Cela pourrait – si la situation dans le Golfe reste telle qu'elle se dessine – poser problème à un moment donné. Nous sommes bien préparés pour les semaines et mois à venir. Les vacances ne seront en tout cas pas compromises par un manque de kérosène en Allemagne ».
En conclusion, la fin de la réduction fiscale sur l'essence en Allemagne le 1er juillet pourrait avoir des conséquences importantes sur l'économie et les consommateurs allemands. Il reste à voir comment les choses évolueront dans les prochaines semaines et mois.