Le gouvernement a décidé de déléguer à l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) la responsabilité de trancher sur l'utilisation, ou non, de certains pesticides à titre dérogatoire, selon Le Figaro - Politique. Cette décision concerne notamment l'acétamipride et le flupyradifurone, deux substances interdites mais qui pourraient être utilisées pour une durée limitée.

La ministre de l'Agriculture a justifié cette décision en expliquant que cela permettrait de faire peser sur l'expertise scientifique le poids de la décision politique. Cependant, certains élus, comme Gabrielle Cathala, ont exprimé leur opposition à cette mesure, soulignant que l'absence de perspectives ne facilite pas la réinsertion des condamnés.

Ce qu'il faut retenir

  • L'Anses sera chargée de déterminer si un agriculteur peut bénéficier d'une dérogation pour utiliser des pesticides interdits.
  • Les substances concernées sont l'acétamipride et le flupyradifurone.
  • La décision de l'Anses sera prise au cas par cas.

Le contexte

Le monde agricole français est soulagé par une loi qui lui permet de préserver sa compétitivité en Europe. Cependant, la FNSEA a alerté sur les effets de la canicule et la nécessité de prendre des mesures pour préserver l'agriculture française.

La ministre de l'Agriculture, Monique Barbut, reste en fonction pour faire face à l'urgence d'agir contre les conséquences du changement climatique, selon son cabinet.

Les réactions

Hormis la Confédération paysanne, les syndicats et les agriculteurs alertent sur le risque d'une nouvelle percée des importations alimentaires en cas de rétropédalage sur la loi levant les contraintes au métier d'agriculteur.

Les réactions des différents acteurs de la filière agricole sont attendues dans les prochaines semaines.

Et maintenant ?

La décision de l'Anses sur l'utilisation des pesticides interdits sera prise dans les prochaines semaines. Les conséquences de cette décision seront importantes pour l'agriculture française et pour l'environnement.

Les prochaines étapes seront cruciales pour déterminer l'avenir de l'agriculture française et la manière dont les pesticides seront utilisés.