Côté battlefield, les drones FPV (First Person View) sont devenus une menace récurrente pour les blindés modernes. Face à ce défi, l’armée française a choisi une approche radicale : utiliser le canon de 120 mm du char Leclerc comme une arme de dispersion à très courte portée. Une solution brutale, mais qui pourrait s’avérer efficace contre des cibles agiles et peu protégées. Journal du Geek révèle cette expérimentation inédite, alors que les conflits récents ont montré la vulnérabilité des véhicules terrestres face à ces engins.

Ce qu'il faut retenir

  • L’armée française teste une méthode radicale pour neutraliser les drones FPV en utilisant le canon de 120 mm du char Leclerc.
  • Cette adaptation transforme le char en une arme de dispersion à très courte portée, capable de « pulvériser » des drones.
  • Les drones FPV sont devenus une menace majeure pour les blindés, selon les retours d’expérience des conflits récents.
  • Cette solution s’inscrit dans le cadre d’une recherche de contre-mesures face à l’évolution des tactiques ennemies.

Une réponse directe à une menace croissante

Les drones FPV, pilotés en temps réel par des opérateurs, ont prouvé leur efficacité dans les conflits modernes. Leur capacité à s’infiltrer à basse altitude et à frapper avec précision en fait une cible difficile à intercepter avec les systèmes de défense traditionnels. Journal du Geek souligne que l’armée française a donc opté pour une solution radicale : transformer le canon principal du Leclerc en une arme de dispersion. L’objectif ? Créer un rideau de feu capable d’abattre plusieurs drones en quelques secondes, malgré leur petite taille et leur agilité.

Cette adaptation repose sur une modification du mode de tir du canon de 120 mm. Au lieu de projeter un obus précis, le système utilise une dispersion de projectiles à fragmentation, augmentant considérablement la zone couverte. Autant dire que cette méthode, bien que peu conventionnelle, pourrait offrir une réponse immédiate face à des attaques de drones en essaim.

Un char polyvalent face aux nouvelles menaces

Le Leclerc, char de combat principal de l’armée française, est réputé pour sa puissance de feu et sa protection blindée. Pourtant, face à des cibles aussi légères et rapides que les drones FPV, ses systèmes traditionnels montrent leurs limites. En adaptant son canon principal, les ingénieurs militaires misent sur la polyvalence du blindé, capable de s’adapter à des menaces variées sans nécessiter de nouveaux équipements.

Cette expérimentation s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des moyens de défense contre les drones. En Ukraine, par exemple, les forces russes et ukrainiennes ont développé des tactiques spécifiques pour contrer ces engins, allant des armes légères aux systèmes électroniques de brouillage. L’armée française, de son côté, explore plusieurs pistes, mais cette solution technique se distingue par son approche directe et immédiate.

« Transformer le canon de 120 mm en arme de dispersion est une solution audacieuse, mais elle répond à un besoin urgent. Les drones FPV sont aujourd’hui une menace omniprésente, et il faut des réponses tout aussi rapides. »
Un officier de l’armée française, cité par Journal du Geek

Et maintenant ?

Cette expérimentation en est encore au stade des tests, mais les premiers résultats pourraient déterminer si cette méthode est viable en conditions réelles. Si les essais sont concluants, l’armée française pourrait intégrer cette capacité dans ses futurs exercices et, à terme, dans ses doctrines opérationnelles. Une chose est sûre : la guerre moderne impose aux forces armées de repenser leurs stratégies face à des adversaires toujours plus innovants.

Reste à voir si cette solution sera suffisante face à l’évolution des tactiques ennemies. Les prochains mois diront si le Leclerc, déjà l’un des chars les plus avancés au monde, peut aussi devenir une plateforme de contre-mesures anti-drones efficace.

Le Leclerc est déjà déployé en grand nombre dans l’armée française et dispose d’un canon de 120 mm, ce qui en fait une plateforme idéale pour une adaptation rapide. Utiliser un système dédié nécessiterait des investissements supplémentaires et des délais de déploiement plus longs.